vendredi 16 janvier 2009

Voilà, Opération Frisson c'est reparti...

Le revoili, le revoila le grand chauve qui parle fort, et qui parle bien. Comme il a fini son film, ou presque, il revient dès ce soir sur CinéCinémaFrisson pour une dernière salve d'Opération Frisson. Le magazine revient pour un numéro par mois, et ce jusqu'au mois de juin. 6 Opération Frisson, c'est une bonne nouvelle en ce début d'année. 6 numéros de la seule émission de cinéma critique et enthousiaste, radicale et engagée. Merci M. Dahan. Et vivement La Horde

dimanche 17 février 2008

Voilà, Opération Frisson c'est terminé...

Eh oui, une nouvelle fois le mois de février nous apporte de mauvaises nouvelles. Bien sûr il faut beau et le nain président chute dans les sondages, mais Roy Sheider est mort, The Hobbitt est en danger et la pire de toutes les mauvaises nouvelles c'est celle qui est tombée vendredi 15, la fin d'Opé F.
Ce n'est pas parce que la direction de Cinécinéma en a eu assez des pitreries de Dahan et de ses critiques sans concessions sur les films en salle ou sortant en DVD. Non, si Opé F. s'en va, c'est parce que le chauve toulousain va faire du cinéma. Oui, le critique en a eu marre de dire du mal des films des autres, et il a passé le cap. C'est bien pour lui. Mais triste pour moi.
Fini les "Bonjour et bienvenue" tonitruants, fini les titres d'émissions idiot comme "Le retour des Yakayo", "Aujourd'hui c'est hot saucisse", "Vas y que je t'embabouine...", "Plus c'est con, plus c'est bon...", "Mieux vaut rire comme une baleine, que pleurer comme une madeleine...", ou encore "Au cinéma les hommages, c'est comme s'envoyer un cassoulet de Castelnaudary gorgé de saucisses. Au début ça fait toujours plaisir, mais une fois la nuit tombée, on comprend vite qu'on s'est fait prendre en traitre..". Fini les "give me de DVD, you punk mother fucker". Bref finit la seule émission (avec Groland) que je ne peux pas rater sans avoir mal au cul.
Au-delà de la rigolade, si je n'ai pas besoin de Yannick pour aller voir les films de Peter Jackson, Guillermo Del Toro ou des frères Cohen, qui va me dénicher des inédits DVD improbables, qui va me faire découvrir les nouveaux Nacho Cerda, Alfonso Cuaron ou Simon Pegg dont j'ignorerais presque tout si le brave Dahan ne s'était pas escrimé à longueur d'émission à défendre ces réalisateurs et scénaristes. Je lui dois également la découverte de Will Ferrell, et pour ça je lui en serais éternellement reconnaissant. Opé F. (et ses émissions précédentes) défendait un cinéma généreux, honnête, sincère, modeste, jamais cynique bref le vrai cinéma de genre tel que je l'aime.
Bon, bien sûr il n'a pas réussi à me convertir au culte de Steven Seagal, mais peut-on vraiment lui en vouloir ?
Voilà, Opération Frisson, c'est définitivement terminé. Salut Dahan, je t'aimais bien, et j'ai versé une larme (soyons honnête plusieurs) en regardant la dernière, et même si c'est parce que ce soir là, après une semaine de merde, fatigué comme jamais, épuisé nerveusement, à deux doigts du gros nervous breakdown, j'étais plus proche de la grosse otarie bourrée à la bière que de mon état normal, cette larme (d’accord, ces nombreuses larmes) était sincère. Oh Yeah!

P.S. Pour tous les intoxiqués, tous ceux pour qui la rupture est trop douloureuse, une seule adresse L’antre de Dahan, avec presque toutes les émissions disponibles en téléchargement.

lundi 21 mai 2007

Un peu de culture...

La vocation de ce blog n'étant d'être une tribune politique, ou politisante, revenons donc à l'essentiel. Parlons donc d'un film pour changer, et du Parfum en particulier.
Lors de sa sortie en salle, je n'étais pas allé le voir. La faure à de mauvaises critiques, un manque de temps, et de motivation. Je n'avais pas lu le livre, ce qui n'est pas une mauvaise chose, rarement je trouve à mon goût les adaptations des romans que j'ai lu et aimé (seule exception peut être La Maladie de Sachs), et le film ne me disait rien. J'ai eu tort. Grace soit rendu à Yannick Dahan, qui dans un numéro récent de Opération Frisson, a fait un excellente critique du film, mettant en avant toutes les qualités cinématographiques de l'oeuvre de Tom ?. Empruntant à plusieurs genres, et les investissant avec respect et talent. Ce film est une adaptation au meilleur sens du terme, il ne se contente pas de poser des images sur le texte de Patrick Suskin, mais de faire de l'oeuvre littéraire une vraie ouevre de cinéma, utilisant l'image, le montage, la bande son pour créer de l'émotion, du sens. La Parfum est l'oeuvre d'un cinéaste qui possède pleinement son outil, ne cherche pas à bluffer par une mise en scène tape à l'oeil, respecte le livre tout en le dépassant. Il n'y a pas une image en trop, une ligne de voix off superflue, un dialogue redondant.
La Parfum est un grand film, honteusement oublié lors de sa sortie (et par moi en premier lieu) qui mérite d'être redécouvert en DVD.

mercredi 31 janvier 2007

Opé F.

Dans le paysage audiovisuel français où le politiquement correct est de plus en plus la règle, où les discours se font de plus en plus policé, où l’art de la critique se perd dans les méandres de la promotion, il existe encore de rares émission qui grattent, dérangent, osent l’ouvrir bien grand et nous foutre une bonne paire de claques salutaires.
Non je ne parle pas encore de 7 jours au Groland, mais de Opération Frisson, l’émission de Cinécinema Frisson. Menée par l’excellent Yannick Dahan, dont l’accent toulousain assumé tranche déjà avec le reste des présentateurs aux sonorités aseptisés, cette émission s’attaque de front au cinéma de genre (sans pour autant se limiter au polar, fantastique, SF, horreur, mais en couvrant également la comédie, le film historique, et d’autres genres) que ce soit en salle ou en DVD.
Dahan qui revendique une geek attitude (et une passion incompréhensible pour Steven Seagal) a également une vraie culture cinématographique, un regard acéré, et une bonne plume. Tout cela lui permet de nous livrer des critiques argumentées, qui jugent les films à l’aune de leurs qualités artistiques, et non le discours promo habituel. Nous n’avons pas à faire à un Michel Drucker qui n’a pas vu un seul mauvais film en 50 ans, mais un journaliste sincère, qui assume ses gouts, et ses dégouts, qui peut démonter un film et aussi s’enthousiasmer pour un autre. Ses coups de gueule sont retentissants, ce qui n’en rend ses coups de coeur que plus fort.
Sans partager tous ses points de vue (notamment sur Seagal), je sais que quand il recommande un film ou un DVD, c’est parce qu’il l’aime, et pas parce que l’attaché de presse lui a dit que c’était le plus grand film depuis l’invention du cinéma.
Opération Frisson c’est 20 minutes hebdomadaire de pur plaisir, tant par le fond que par la forme, souvent grand portnawak visuel, un délire verbal, assumant les bafouillages de Dahan et les intégrant au montage.
La bonne nouvelle supplémentaire, il n’est plus indispensable d’être abonné à Cinécinéma, l’émission étant disponible chaque semaine en intégralité en ligne et à podcaster.

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