dimanche 13 avril 2008

Les patins de la gloire

D'aucun diront que je suis monomaniaque, mais tant pis, je vais encore une fois faire de la place dans ces pages pour le génial Will Ferrell. Après Ron Burgundy, présentateur vedette, et Ricky Bobby, coureur automobile, le revoilà sous les traits de Chaz Michael Michaels, patineur artistique et sex-addict. Comme d'habitude il s'agit d'un grand crétin, à l'égo surdimensionné, et à la bêtise crasse. Bref un personnage hilarant, parfaitement interprété par le grand Will. Dans Blades of Glory (Les Rois du patin) il est accompagné d'un autre grand imbécile, Jon Heder, patineur blond comme les blés, et innocent comme l'agneau qui vient de naître. Ensemble, après avoir été bannis par leur fédération, ils vont devoir faire équipe pour remporter la médaille d'or des Jeux plus ou moins olympiques en couple.
Reprenant les clichés du buddy movie, et du film sportif, Blades of Glory, est un pur moment de rigolade et de portnawak, traversé par des répliques cultes, et des chorégraphies sur glace qui vous feront changer d'opinion sur le patinage artistique.
Injustement, comme la plupart des comédies US transgressives, boudé dans les salles, la sortie en DVD permettra, je l'espère, au film de trouver un public plus large.
Quoi qu'il en soit, ici, je ne cesserais de clamer haut et fort que Will Ferrell est génial, et le monde entier doit le savoir.

mardi 30 octobre 2007

Pas drôle, pas drôle du tout

Je suis en vacances. Rien que ça, ça vaut un billet dans ce blog. Donc, encore une fois, je suis en vacances. Je le dis avec autant plus de plaisir que ça fait râler mon frère. A chaque fois c'est la même histoire, je dis que je suis en vacances, et lui il hurle "encore, vous foutez vraiment rien dans l'éducation". Moi je ne réponds rien, je me contente de sourire ostensiblement. ET ça le met plus en colère.
Bref, je suis en vacances, et comme à chaque fois que je suis en vacances je vais au cinéma pour rattraper mon retard. Pour ces congés, je m'étais dis que je commencerais par En cloque, mode d'emploi. J'avais tellement rigolé devant 40 ans toujours puceau, que je me faisais une joie d'aller me gondoler en salle pour débuter les vacances de Toussaint, qui sont loin d'être les vacances avec l'ambiance la plus joyeuse, il fait gris, il pleut, la nuit tombe à 18h, et puis il y la fête des morts en plein milieu, le 2 novembre, et pas le 1er qui est justement la Toussaint. En un mot c'est cafard.
Manque de pot, même pas 3 semaines après sa sortie, le film n'est plus à l'affiche dans mon cinéma préféré, et dans une seule salle sur Bordeaux, en VF, avec deux séances par jour. Autant dire, galère. Je ne suis même pas en colère. C'était prévisible. Ce genre de film ne marche pas chez nous. Ce n'est pas notre type d'humour, trop subversif, trop trash, trop référentiel. Chez nous on aime les comédies à la Camping, bien grasse, bas de plafond, qui ne blesse personne, qui ne critique rien , qui n'ose rien, et que l'on oublie avant même d'être sorti de la salle. Déjà le dernier Wil Ferrell n'avait eu droit qu'à une sortie technique. Heureusement qu'il reste les DVD.
A la place je suis allé voir Le Deuxième Souffle, et je me suis bien fait chier pendant 2h30. Vivement demain, il y a SuperGrave qui sort. J'ai besoin de rire

mercredi 20 juin 2007

Pour Alain

Parce que je suis un gars bien, parce que je sais ce que c'est de perdre des élections (je me suis fait moi-même battre à celles des délégués du personnel), parce que je ne suis pas de ces journalistes qui se repaissent du malheur des autres, je vais aider le malheureux Alain Juppé qui a vraiment la lose en ce moment (et le moment dure depuis tout de même quelques années), en lui donnant un bon conseil : rien de vaut une bonne comédie pour oublier ses soucis.
Je vais même faire mieux et lui proposer deux comédies, qui ont pour point commun de me faire pisser de rire. Il n'y a donc pas de raisons qu'il n'en soit pas de même pour l'ex numéro deux du gouvernement Fillon 1.
D'un côté une valeur sûre de la comédie US, et donc méprisée en France où elle sort direct-to-video, Ricky Bobby avec le génialissime Will Ferrell. Jamais aussi bon que dans les rôles de crétins à l'égo surdimensionné (voir Présentateur Vedette) Will compose un pilote de course talentueux, mais bas de plafonds, entouré d'une famille tout aussi crétine. Il se retrouve en compétition avec un français homo et dandy interprété pare le non moins excellent Sasha Baron Cohen (Borat). Vous pouvez deviner ce que ce mélange peut donner en matière de grosse déconne, délire ne tout genre, et gag bien lourd. C'est jouissif, mais pas complètement idiot non plus, puisque comme souvent il y a un second niveau de lecture, une charge contre l'Amérique consumériste, repliée sur elle-même, sur les idées reçues des Texans républicains, et bien entendu sur l'administration Bush dans ses excès.
De l'autre une petite perle des années 70 au titre évocateur: Les vécés étaient fermés de l'intérieur. Le premier film de Leconte, avant qu'il ne se fasse connaitre grâce aux Bronzés. Adaptation des aventures de Bougret et Charolle, les enquêteurs créés par Gotlib dans sa Rubrique à Brac, et dont il a lui-même signé le scénario. Monument de l'absurde, du n'importe quoi, du non-sens à la française. Film mal aimé, parce que, c'est vrai, un peu brouillon, très maladroit, mais oh combien sincère et qui donc mérite d'être redécouvert dans une édition DVD collector, avec bonus à la hauteur du film (voire le dépassant).
Je ne garantit pas que ces deux DVD soient 100% écolo, mais le rire qu'ils provoquent est lui 100% bio.
Pas la peine de me remercier Alain, tout le plaisir est pour moi.

jeudi 11 janvier 2007

Stanger Than Fiction

La France aime rire. La France a besoin de rire. Alors, la France produit des comédies pour satisfaire les envies des Français. Comme ces films sont des succès populaires, les distributeurs hexagonaux se disent qu'ils n'ont pas besoin de sortir les films comiques américains, hilarants certes, mais, selon ceux qui pensent à la place des spectateurs, que nous pauvres Français ne pourrions pas comprendre.
C'est en raison de cet état d'esprit que Will Ferrell est un quasi inconnu chez nous. Pourtant, il fait partie de la bande de Ben Stiller, surnommée The Frat Pack en référence au Rat Pack de Sinatra, Dean Martin et Sammy Davis Jr., qui comprend Vince Vaughn, Owen Wilson, Steve Carrell, et qui nous à offert quelques-unes des comédies les plus jouissives de ces dernières années, en vrac Starsky et Hutch, Dodgeball, 40 ans et toujours puceau, ou Zoolander.
Will Ferrell, après avoir fait partie du Saturday Night Live, à pour titre de gloire le rôle-titre de Présentateur Vedette: La légende de Ron Burgundy (Anchorman - The Legend Of Ron Burgundy), sommet du portnawak assumé, du délire organisé, du non-sens total, et de la franche rigolade. Improbable bio d'un présentateur de JT de seconde zone; complètement crétin totalement mégalo, entouré d'une bande de bras cassés tout aussi débilés que lui (la palme revenant au personnage de Steve Carell, idiot fini), ce film sorti en catimini en France (huit salles en plein été) mérite d'être découvert en DVD. Rien que pour le grand Will au meilleur de sa forme, qui ne m'a fait plus rie que dans Back To School (malheureusement inédit total en France) lorsqu'il se met à courir nu en pleine rue, hurlant, et pensant être suivi par une foule tout aussi nue que lui. Il faut le voir pour comprendre. J'échangerais toutes les comédies franchouillardes sorties en 2006 contre cette seule scène, ou pour que Talladega Nights: The Ballad of Ricky Bobby, sa dernière comédie; puisse sortir sur nos écrans.
Si vous voulez voir Ferrell sur grand écran, vous pouvez toujours aller voir L'incroyable destin de Harold Crick, ce n'est pas vraiment une comédie, Will y est très sobre, et néanmoins très bon, et le film est plutôt sympathique. Il faut savoir se contenter de ce que l'on nous donne, de toute façon ça ne restera pas longtemps à l'affiche, il va falloir faire e la place pour L'île au Trésor avec Gérard Jugnot.

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