Du temps de la VHS (pour les plus jeunes lecteurs de ce blog, il fut un temps où le DVD n'existait pas, et il y a encore plus longtemps, avant même les CD, la musique était enregistrée sur des disques en vinyle, j'ai connu cette époque-là, c'est vous dire si je suis vieux), je n'avais pas beaucoup de séries sur mes étagères. D'une part parce que je n'avais pas beaucoup d'argent à dépenser, et d'autre part parce que ça prenait beaucoup de place. Cela ne me posait pas plus de problème que cela. D'abord, le choix était limité, seules quelques séries populaires avaient le droit à une sortie en vidéo, et puis il y avait peu VO, dans ces conditions il était plus avantageux d'enregistrer les programmes directement à la télé. Parfois je craquais pour une intégrale, comme pour Le Prisonnier, ou Chapeau Melon et Bottes de Cuir. J'étais d'ailleurs très fier d'avoir l'intégrale des aventures d'Emma Peel sur mes étagères, d'autant plus que cette intégrale était sortie vendue dans une mallette en cuir (mallette que j'ai toujours même si elle ne ferme plus) et avec un parapluie arborant les silhouettes de Steed et Peel. Tout cela m'avait couté un bras, mais je m'en foutais complètement.
Quand le DVD est arrivé, et que j'ai eu les moyens de m'acheter un lecteur, un tout autre univers s'ouvrait devant moi. Non seulement la finesse des DVD me permettait d'en mettre plus chez moi, et en plus toutes les séries que j'aimais m'arrivaient enfin en VO. Si dans les premiers temps les choix étaient limités aux séries que j'avais déjà en VHS, et que donc j'avais déjà vu, avec le temps des séries plus ou moins inédites apparurent.
Ce fut le cas de The West Wing (A la maison blanche). J'ai été dès la première diffusion par France 2 sous le charme de cette série. À l'époque c'était en VF, le vendredi soir vers 22h30, et en plein été. J'aurais dû passer à côté. Pourtant, j'ai sacrifié mes vendredis soir, car, après avoir vu les deux premiers épisodes, j'étais accro. Accro aux personnages, aux dialogues, et surtout à Bartlett, ce président idéal dans cette vision idéalisée de la politique. Addiction contrariée par notre cher service public, la diffusion s'arrêta à la fin de l'été, et de la première saison, sur un clifhanger (un attentat contre le président Bartlett) et ne repris jamais sur France 2. Le sériephile que j'étais attendit en vain, jusqu'à ce que les DVD arrivent. Tout d'abord la saison un, que j'avais vue trois ou quatre fois à l'époque (et enregistré sur K7 en VO sur Sérieclub) puis la saison deux inédite. Par la suite je n'ai plus jamais suivi The West Wing à la télé, et toujours en DVD, acheté au fur et à mesure de leur sortie aux USA. J'ai même poussé le vice (car je suis un type vicieux) jusqu'à remplacer les deux premières saisons dont les coffrets zone 2 qui n'étaient pas en accord avec le design les autres par leurs équivalents zone 1. L'alignement est du plus bel effet.
jeudi 3 avril 2008
Dans ma DVDthèque #1: Let Bartlett be Bartlett
jeudi 6 mars 2008
Déjà vu
C'est l'histoire d'une élection. Une élection aux USA. Une élection présidentielle aux USA. Elle commence par des primaires. Du côté républicain les choses tournent vite en faveur d'un candidat certes âgé, mais plein d'expérience, sénateur blanchi sous la coupole du Capitole et assurément très fort en campagne. Un seul problème pour lui, il peine à convaincre les plus radicaux dans son parti. Il est considéré par certains comme trop libéral. Cela ne l'empêche pas de remporter les primaires face à son seul sérieux rival, un pasteur.
Dans le camp démocrate, les choses sont un peu plus compliquées. Le candidat "officiel" s'il fait la course en tête lors des premiers scrutins se fait vite rattraper par un candidat sorti de nulle part, ayant peu d'expérience à Washington, et qui plus est issu d'une minorité. Pourtant, les primaires démocrates se jouent au coude à coude et la convention du parti va pour la première fois depuis longtemps être décisive.
Cette histoire vous semble familière. C'est normal, en plus d'être le scénario des primaires américaines qui se jouent en ce moment, c'est la trame de la saison 6 de The West Wing. Dans la série Matt Santos, le candidat latino, emportait la nomination du parti démocrate et l'élection présidentielle face à Arnold Vinick, le vieux républicain fin politicien. Est-ce de bonne augure pour Barak Obama ?
mercredi 28 mars 2007
B4F
Je ne sais pas vous, mais moi je ne sais toujours pas pour qui je vais voter lors du premier tour le l'élection présidentielle. Ce n'est pas tant la profusion de candidats qui me pose problème, car si je ne sais pas à qui je vais donner mon vote, je sais déjà qui ne l'aura pas, et les 3/4 des candidats n'ont aucune chance de me voir voter pour eux. Mais voilà, parmi les 3 ou 4 qui restent aucun n'arrive à me faire vraiment envie, ou pour parler cru, me faire bander.
Circonstance aggravante pour eux, je me suis replongé dans les premières saisons de The West Wing, les plus flamboyantes, les plus marquantes, les meilleures. Depuis hier j'ai commencé la 4° saison, celle qui place Bartlett en campagne pour sa réélection. Je sais que ce n'est qu'une fiction, que Sorkin est un idéaliste, et que jamais au grand jamais un candidat, un président tel que Jed Bartlett n'a existé, et probablement n'existera. Pourtant, putain quel homme, politique ou tout court. En voilà un dont les discours arrivent à me convaincre de voter pour lui. Je sais que j'ai déjà fait de Joshia Bartlett mon homme de l'année 2006, mais j'enfonce le clou, et j'en fais mon candidat pour cette élection présidentielle. Tant pis s'il est américain et totalement fictif.
jeudi 4 janvier 2007
Bilan #3: What's Next
3° partie de mon bilan personnel de 2006, qui commence avec Mon livre de 2006: Martin Winckler n'ayant pas sorti de roman au cours de l'année écoulée, il n'aura pas l'honneur de recevoir cette auguste distinction (j'aurais pu biaiser et l'attribuer à Les Trois Médecins qui est sorti en poche à l'automne). Elle revient donc à Jasper Fforde pour la trilogie Thursday Next comprenant L'affaire Jane Eyre, Délivrez moi, et Le Puits des Histoires Perdues. Ces histoires se déroulant en parie à l'intérieur de livres, et pour l'autre partie dans un monde alternatif, où l'Angleterre livre encore une guerre aux Russes en Crimée, des agents gouvernementaux sont chargés de combattre les vampires, loups-garous et autres forces du mal, où les dodos et les mammouths clonés sont soit animaux de compagnies, soit attractions touristiques, et où une compagnies multinationale contrôle les gouvernements, sont un pur bonheur. Mêlant enquête policière et fantastiques, personnages attachants, voyages dans le temps, et exploration des classiques de la littérature de l'intérieur, ces ouvrages sont les plus imaginatifs, les plus créatifs, les plus surprenants que j'ai eu l'occasion de lire depuis longtemps. Après avoir reposé le dernier volume de ses aventures, il ne me tardait qu'une chose, que la suite arrive en librairie.
Passons à Mon homme fictif de 2006: Josiah Edward Bartlett. Pour ceux qui n'ont jamais vu The West Wing, il s'agit du seul président US valable de ces dernières années. Pur fantasme, Bartlett est un président idéal, cultivé, intègre, humain, prix Nobel d'économie, fin lettré, il a gouverné pendant deux mandat avec sagesse, clairvoyance, et une équipe d'exception. Bartlett est aussi déprimant, car il n'est qu'un président de fiction, et que le véritable occupant de la Maison Blanche n'a rien à voir avec lui. Jed Bartlett à quitté le pouvoir au printemps dernier, à la fin de la 7° et ultime saison de la série, et même si lors des dernières saison il a été moins présent, et moins flamboyant que lors des premières années de son mandat, c'est avec regret que je l'ai vu s'envoler pour son dernier voyage à bord 'Air Force One.
à suivre...