mercredi 9 janvier 2008

(re)lectures

Se plonger dans un livre que l'on a déjà lu, c'est un peu comme retourner dans une maison de vacances, un endroit que l'on connaît et dans lequel on se sent bien. On s'y installe confortablement, on est en terrain familier, mais, par moment, on peut être surpris par le coucher de soleil que l'on observe assis sous la véranda, par le crépitement des bûches dans la cheminée, par les vents qui viennent secouer les volets pendant la nuit, par le moelleux du matelas, tout ces petits détails que l'on avait oubliés au fil des mois...
Dans un livre que l'on a lu, même si on connaît l'intrigue, l'histoire, le déroulement, au hasard d'une page, on peut de nouveau être surpris par une phrase que l'on avait oubliée, un chapitre qui parait nouveau, des passages que la mémoire avait omis d'enregistrer.
Depuis quelques semaines je me suis replongé dans deux livres de Martin Winckler, Les Trois Médecins et La Maladie de Sachs. Si ce n'était que la seconde fois que je lisais le premier, c'était la cinquième ou sixième fois que je retournais dans le second. Il porte d'ailleurs les stigmates de ces nombreuses lectures, traces de doigts sur les pages, couverture salie, tranche cassée... Pourtant, alors que je devrais le connaître par coeur, il m'arrive encore d'être étonné de ne pas me souvenir de certains chapitres, de certains passages. C'est aussi pour cette raison, en plus du plaisir que j'ai à chaque fois de le lire, que j'y retourne presqu'une fois par an, parce qu’à chaque fois, au milieu de ces pages familières, il m'arrive de me retrouver dans la position d'un lecteur qui viendrait juste d'ouvrir ce livre pour se plonger pour la première fois dans cette histoire.

lundi 17 septembre 2007

Bee Seing You

Cette année Le Prisonnier à 40 ans. La mère de toute les séries cultes, les vraies, pas celles que nous vend la presse télé, pas les série à la mode qui ne seront rien dans 5 ans, alors dans 40 ans... Pour beaucoup, dont je suis, Le Prisonnier est un monument de la fiction télé, une oeuvre majeure, qui 40 ans après a garder toute sa force, son originalité, sa pertinence. Elle fait partie des séries qui m'ont fait aimer le genre, des séries que je ne me lasse pas de revoir, des séries essentielle dans l'histoire de la télé.
Pour fêter cet anniversaire, un autre grand amateur de série, Martin Winckler, sort un nouveau livre: Le Numéro 7 qui prend comme décor le village de Portmeirion, le lieu de tournage de la série, au moment où les fans de la série se réunissent pour célébrer les 40 ans de l'oeuvre de Patrick McGoohan. Thriller dans l'univers pharmaceutique, hommage à la série culte (et à d'autres que les amateurs reconnaitrons), mise en abîme des thèmes de ladite série, Le numéro 7, est tout cela. Pour les fans et les autres c'est avant tout un vrai roman populaire (dans le plus beau sens du terme), d'aventure, et aussi politique.

lundi 19 février 2007

MW

J’aime beaucoup Martin Winckler. Comme ça c’est clair, et ceux qui ne le supportent pas peuvent passer leur chemin parce que je ne vais dire que du bien de lui.
J’ai découvert MW comme beaucoup de monde en lisant La Maladie de Sachs. Ce livre est devenu l’un de mes préférés, et je le relis régulièrement (tout comme je regarde régulièrement l’adaptation cinématographique avec Albert Dupontel). Comme souvent, quand j’apprécie un auteur je cherche à lire ses autres livres. C’est alors que je me suis aperçu que non seulement il était romancier, médecin, mais qu’en plus comme moi il aimait les séries télé. L’un de ses premiers ouvrages était d’ailleurs consacré à Mission: Impossible.
Depuis La maladie de Sachs j’ai lu tous les livres de MW (à l’exception des ouvrages médicaux), et ça demande du boulot, parce que le bougre écrit beaucoup, des romans bien sûr, mais aussi des documents sur des sujets divers (les séries télés, les super héros, Zorro...) des recueils de chroniques (celles de France Inter (qu’a l’époque j’écoutais chaque matin en me réveillant, et que par jeu je parodiais sur le forum du Sub Espace, parodies qu’il a eues a gentillesse de publier sur son site perso) ou celles d’Arte radio) et des nouvelles.
Dernièrement, après une année 2006 bien calme, il est revenu en librairie avec trois livres, un consacré aux droits des patients (Les droits du Patient, Ed Fleurus) un autre sur ses plaisirs culinaires (À ma bouche, Coll. Exquis d’Écrivains, Ed. Nil) et un troisième sur les séries (Le Meilleur des Séries 2007, Ed Hors Collection). Trois raisons de passer du temps à lire.

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