lundi 21 janvier 2008

Oui, je ne crois pas

Encore Sarko !
Je sais, ça fait beaucoup. Mais le bougre occupe tellement le terrain, et dit tant de connerie, qu'il est difficile de ne pas en relever une de temps en temps.
Le président du pouvoir d'achat s'est donc répandu par deux fois, au Vatican et à Ryad, sur Dieu et la religion. Par deux fois il a ébranlé les bases de la laïcité.
Devant Benoit XVI, le pape du retour au traditionalisme, à la messe en latin et aux doctrines d'avant Vatican II, Sarkozy, en plus de consulter ses SMS après être arrivé 20 minutes en retard, a dit que "dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance". Autant dire que les institutrices sont disqualifiées d'office, leur nature féminine aurait tendance à pervertir les valeurs.
Au-delà de la blague, cette déclaration est injurieuse pour les instituteurs, dont les compétences sont remises en cause, et pour le principe de laïcité, instaurée au XIX° siècle par Jules Ferry, en retirant aux soutanes le monopole de l'instruction afin d'éviter que les jeunes enfants ne soient endoctrinés, et qu'ils puissent choisir librement de croire ou pas. Les valeurs enseignées par les instituteurs laïcs sont celles de l'ouverture d'esprit, du respect des croyances, et de la liberté d'opinion. En quoi ces valeurs seraient moins nobles, moins importantes, et moins bien transmises du fait que les instituteurs non pas fait le choix du sacrifice...

Non content de son discours à Rome, le président Sarkozy en a remis une couche lors de son voyage dans les Émirats. Dans ces pays musulmans, le président à réaffirmer haut et fort son attachement à la religion, et la supériorité du croyant sur le non-croyant.
"Finalement, le Dieu unique des religions du Livre.
Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme.
Dieu qui n’asservit pas l’homme, mais qui le libère.
Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes.
Dieu qui par-delà toutes les différences ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect
."
Cette envolée, ce presque prèche, est en contradiction, une nouvelle fois, avec les valeurs de la république laïque qu'est la France. La laïcité, ni positive, ni quoi que ce soit d'autre, le terme ce suffit à lui même, la laïcité donc, ce n'est pas le refus de la religion, la lutte contre la religion, mais la liberté donnée à chacun de choisir. De croire, ou pas. La liberté de vivre ses croyances, quel que soit la religion ou le culte choisi. L'assurance qu'aucune religion ne sera favorisée, ou défavorisée. L'absence de pression de la part des autorités publiques pour qu'un culte soit encouragé.
Le discours de Sarkozy est non seulement une offense aux non-croyants, qui en l'absence de Dieu dans leur coeur ne pourraient pas être libre, de pourraient pas comprendre la fraternité, la tolérance et le respect, il est également une offense aux principes républicains, le président de la République française se faisant porte étendard de la religion (catholique en l'occurrence, même si aucune référence directe n'y est faite).
Jamais De Gaulle, pourtant fervent catholique n'a fait allusion à la religion, Chirac en son temps s'est fait aussi défenseur des principes de laïcité. Ces principes qui sont au coeur de la République. Je ne crois pas. Et j'aimerais continuer à le faire, sans être considéré comme un sous-citoyen, voire un sous-homme.

lundi 14 janvier 2008

Perte de vitesse

Il en va de la politique spectacle comme de n'importe quel spectacle, quand le public n'aime pas, il faut changer de musique. C'est donc ce qu'à fait M. Nicolas Sarkozy, président de tous les français, la semaine dernière, lors d'une conférence de presse en son palais de l'Elysée.
Convié à cette manifestation tout ce que le monde médiatico-journalistique compte de belles plumes et de beaux parleurs. Le ban et l'arrière-ban des journalistes politique, français et étrangers, ce qui représente tout de même plus de 600 personnes. Il y avait de quoi se réjouir de voir ce petit monde réuni dans les salle des fêtes du palais présidentiel pour écouter la parole de notre chef de l'Etat.
Mais voilà, malgrè le SarkoShow élyséen, la côte de popularité du président baisse, baisse, baisse. Pourquoi ? Oui, pourquoi, alors qu'il est partout, qu'il gère tout, qu'il s'étale dans les médias, à côté du Pape, des Emirs, de Tony Blair, et bien sur de Carla ? Comment se fait il que notre très cher Nicolas, trouve de moins en moins grace aux yeux des français ?
Serait-ce parce qu'alors que ses citoyens tirent la langue pour boucler les fins de mois, Nicolas se pavane en Egypte et Jordanie, voyage dans des jets, dort dans des palaces, arbore des montres de luxe, et un top-model accessoirement héritière à son bras ?
Je n'ose penser que les français ne s'en tiendraient qu'ç ces bases considérations économiqes, matérialietes, mercantiles, pour juger celui qui se voulait "le président du pouvoir d'achat". Ce serait bien triste.
Peut-être que cette baisse de popularité n'est que passagère, une sorte de blues d'après les fêtes, quand le ciel est bas et qu'il pleut sur Nantes, et partout ailleurs, quand les sapins morts jonchent les trottoirs des villes...
Espérons que tout ira mieux demain, ou après demain.

jeudi 27 décembre 2007

Bilan #2: Per Peur Tcher Tou Tchou Tchié

Et l'homme de l'année est...
Nicolas Sarkozy. Non je déconne. Même si notre très cher, à plus d'un titre, Hyperprésident, à occupé tout l'espace médiatique avant et depuis son élection, il ne mérite pas le moins du monde ce titre, en tout cas pas ici.
D'ailleurs, il n'est pas encore temps de décerner le titre de l'homme de l'année, mais celui de l'émission de télé de l'année.
C'est le petit journal de Canal + qui est l'émission de l'année, ne serait-ce que parce que c'est grâce à lui que j'ai découvert cette vidéo du bafouillage présidentiel face aux pêcheurs. Si cela ne suffisait pas, chaque soir, ses 10 minutes sont un vrai moment de bonheur et d'impertinence pertinente dans un océan de consensus mou. Poil à gratter des politiques, micro et caméra toujours à l'affut, tournant quand les autres se détournent, traquant le petit détail qui sort du plan médiatique huilé, le mot, le geste qui rendent fou les conseillers en com', Yann Barthés et toute son équipe font un travail de salubrité publique.

Mais alors, cette année, il me faut récompenser l'émission de l'année qui n'est plus à l'antenne
Après une longue délibération, des débats houleux, des crêpages de chignons, le titre est attribué à : Arret sur Images.
Comme je l'ai déjà dit par ailleurs, bien que je regardais chaque semaine ce programme, il m'arrivait de ne pas être en accord avec tout ce qui s'y disait , et elle avait tendance à m'énerver (comme c'est toujours le cas avec les chroniques du site internet). Mais justement, à une époque où les programmes télés sont construits, formatés pour ne déplaire à personne, et donc être oublié avant même qu'ils soient terminés, une émission qui provoque des réactions, quand bien même négatives, est précieuse.

Allez juste pour le plaisir....

mercredi 22 août 2007

CFC #6

Le culte à notre überprésident continue dans les pages de Paris-Match. Pas question de nuire à l'image du président jeune et sportif, à athlétique et énergique. Déjà coupable d'une indélicatesse il y a quelques années en publiant la photo de Cécilia avec son ami du moment, qui avait coûté sa place au directeur de la rédaction de l'époque, hors de question de laisser passer dans ses pages de bourrelets disgracieux sur le corps d'Apollon de notre leader charismatique. Hop un petit coup de Photoshop et revoilà notre bien beau Nicolas.
Dans quelques années, ils pourront lui ôter ses rides, ses cheveux blancs, et autres tracent du temps qui passe qui ne peuvent pas marquer un être exceptionnel comme lui.
À bientôt pour des nouvelles du front de la connerie, un front où nul n'est à l'abri, ni vous, ni moi

mercredi 23 mai 2007

Clic-clac


Il n'est pas beau notre nouveau président. Un peu raide sans doute. Un peu tendu aussi. Est-ce dû au costume ? Lui qui s'affiche en tee-shirt et short lors de ses joggings médiatiques. Ou alors la bibliothèque. Ça change du yacht.

mardi 15 mai 2007

N'a pas votée

C'est une info qui n'a pas grande importance. C'est une info qui n'aurait pu être qu'une anecdote de cette campagne. C'est une info qui aurait pu faire un sketch des Guignols. Mais voilà, cette info ne devait pas être une info. Et c'est ce qui en fait tout l'interet aujourd'hui.
Donc Cécilia Sarkozy n'a pas voté le 6 mai dernier. Des journalistes du JDD en épluchant les listes d'émargement on découvert que l'épouse du futur président fait partie des 14% d'abstentionnistes du second tour de l'élection présidentielle. Fort logiquement ils ont pensé que ça ferait un bon petit article avec un titre tout trouvé: "Cécilia n'a pas voté Sarko." Cette info ne va pas changer la face du monde, mais elle mérite d'être publiée et de s'interroger sur l'image qu'elle donne de la future "1er dame de France" qui n'a pas pris la peine de se déplacer pour donner le change (si elle ne voulait pas voter pour son mari, c'est son droit le plus absolu, mais au moins pour la galerie elle pouvait voter blanc). Ils n'ont pas pensé à un détail, le JDD fait parti des journaux du groupe Lagardère. Résultat, l'article passe à la trappe. Tout aurait pu en rester là.
Sauf qu'il y a internet. Le nouveau site Rue89 a vent de la censure, et sort l'info. La double info maintenant, l'abstention de Cécilia, et la présumée pression de Lagardère sur le JDD pour étouffer cela. Le site est victime de son scoop. l'info est relayée un peu partout. Impossible de ne pas en parler dans les "grands" médias.
Après le limogeage du patron de Paris Match suite à la publication de photos de cécilia avec son mec du moment ou la mise au pillon de la biographie de la même Cécilia, il ne doit pas faire bon enqueter sur le couple présidentiel.
Heureusement il reste la voix du net, qui peut encore faire sortir des info, même anecdotiques.
P.S. Puisque l'on n'est pas à un vote "étrange" prés, je viens d'apprendre grace au blog de Jean-Michel Aphatie que Mmme Jospin a voté Sarkozy. Les hommes de pouvoir devraient se méfier de leurs femmes. Bientôt on va nous dire que Bernadette en 88 a voté Mitterrand, et en 95 Jospin.

mardi 8 mai 2007

100% des gagnants...

Bon, moi au début je ne voulais pas en parler. C'est vrai, ce n'est pas un blog politique. Mais que voulez-vous ? Il m'agace déjà, alors qu'il vient juste d'être élu, et qu'il n'est pas encore en fonction. Ce n'est pas le retour de Johnny (qui se paie le luxe de couper la parole à Fabius pour balancer trois platitudes), ni Mireille Mathieu que l'on a ressorti de la naphtaline, ou Steevy dont la bêtise n'est pas nouvelle.
Ce qui m'agace le plus c'est d'une part le discours qui ressemblait à celui d'un gagnant d'un César (il est même allé dîner au Fouquet's après) et son attitude de rock star place de la Concorde.
Ce qui m'agace c'est qu'il se comporte comme un gagnant du loto: dîner déjà cité, nuit dans un palace, jet privé, yacht de 60 mètres, vacances à Malte. C'est donc ça la France d'après, la France qui se lève tôt. C'est donc ça le tout est possible de son slogan de campagne.
Au fait qui a payé tout ça ? Le candidat élu ? Le parti ? Nous ?
Et qui ose poser la question aujourd'hui ?

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