Ca bouge à Le Village.
Outre mon deuxième épisode de C'Dans les Vieux Pots de cette saison consacré à Destination Danger, la série qui révéla Patrick McGoohan, et lui permit de faire Le Prisonnier, vous pouvez retrouver un dossier très complet sur les 20° RITV, et plein d'articles divers et variés sur les fictions télévisées européennes.
N'hésitez pas à aller faire aussi un tour sur le forum
vendredi 30 mars 2007
Autopromo
mercredi 28 mars 2007
B4F
Je ne sais pas vous, mais moi je ne sais toujours pas pour qui je vais voter lors du premier tour le l'élection présidentielle. Ce n'est pas tant la profusion de candidats qui me pose problème, car si je ne sais pas à qui je vais donner mon vote, je sais déjà qui ne l'aura pas, et les 3/4 des candidats n'ont aucune chance de me voir voter pour eux. Mais voilà, parmi les 3 ou 4 qui restent aucun n'arrive à me faire vraiment envie, ou pour parler cru, me faire bander.
Circonstance aggravante pour eux, je me suis replongé dans les premières saisons de The West Wing, les plus flamboyantes, les plus marquantes, les meilleures. Depuis hier j'ai commencé la 4° saison, celle qui place Bartlett en campagne pour sa réélection. Je sais que ce n'est qu'une fiction, que Sorkin est un idéaliste, et que jamais au grand jamais un candidat, un président tel que Jed Bartlett n'a existé, et probablement n'existera. Pourtant, putain quel homme, politique ou tout court. En voilà un dont les discours arrivent à me convaincre de voter pour lui. Je sais que j'ai déjà fait de Joshia Bartlett mon homme de l'année 2006, mais j'enfonce le clou, et j'en fais mon candidat pour cette élection présidentielle. Tant pis s'il est américain et totalement fictif.
mardi 27 mars 2007
En campagne
Il reste moins d'un mois avant le premier tour de l'élection présidentielle. Ce n'est pas un scoop. Il y a quelques années, quand j'avais encore le temps de prendre le temps de lire la presse, je me plongeais chaque jour dans Libé et Le Monde. Aujourd'hui, j'ai vieillis, et je n'arrive plus à lire les petits caractères des journaux. Alors je vais sur le web, et je butine les blogs. Pour ceux qui sont comme moi (myopes et overbooker) voici quelques adresses que je visite régulièrement.
Le Blog de Christophe Barbier: Le rythme des articles n'est pas très soutenu, la photo de Barbier vos sont pesant de cacahuètes, mais le contenu est intéressant.
Domaine d'Extension de la Lutte: Le blog de Guy Birenbaum, le plus engagé, très radical, mais ça fait plaisir dans un monde médiatique tiède.
[Big Bang Blog]: La bande de Arrêt sur Image (Schneidermann, Abiker et la prof de lettre). C'est inégal (pour tout dire je n'aime pas les leçons de la prof), mais bien dans l'esprit de l'émission télé, et assez drôle (surtout les articles de David Abiker)
Jean-Michel Aphatie: En un mot, mon préféré. A lire après avoir écouté l'interview (parce que rien ne remplace l'accent de Jean -Michel). Très bien écrit, avec une pointe d'ironie, et une analyse juste.
Maintenant à vous de vous faire une opinion...
lundi 26 mars 2007
Un petit tour...
Cela fait longtemps que je ne suis pas venu donner mon avis sur un sujet ou un autre en ces pages. Manque de temps, d'inspiration. Tout cela n'a pas vraiment changé (vivement les vacances) mais j'ai juste envie de vous donner à penser avec cette photo.
Sans commentaire.
lundi 26 février 2007
Just For Fun
C'est idiot. Ça ne veut rien dire. Et ça me fait rire...
dimanche 25 février 2007
Rendons à...
Devant un la grande famille du cinéma réunit pour l’occasion, et que Valérie Lemercier a une nouvelle fois tentée de dérider avec plus ou moins de succès, mais une belle énergie, les César ont été décernés hier soir au théâtre du Chatelet.
Comme chaque année les commentateurs de tout bord s'ingénieront à faire remarquer que le cinéma populaire (Les Bronzés 3, Camping...) était absent des nominations, que les comédies (représentées par OOS 117, prête-moi ta main, ou Quatre Étoiles) ont été oubliées, que le cinéma populaire a du s’effacer devant le cinéma d’auteur (5 trophées pour Lady Chatterley) ou s’interrogerons sur la nécessité de remettre un César d’honneur à l’acteur étranger en promo (après Will Smith ce fut Jude Law).
Mais le pire n’était pas là. Non ce n’était le discours de Pascale Ferran qui a réussi à plombé l’ambiance avec son intervention interminable. Ce n’est pas non plus la disparition du César du meilleur film européen (après tout la France à dit non au traité établissant une constitution Européenne, et si en plus c’est pour une nouvelle fois le décerner à Almodovar ça pourrait paraître suspect).
Le pire c’est le parrasitage de la cérémonie par le fantôme des 7 d’Or. Bon certes le doc de Karl Zéro est amusant et bien foutu, mais comme l’a justement ait remarqué Michel Royer, il est composé à 100% d’images télé. Elles sont bien montées, le commentaire de Gustin est drôle, mais est-ce que ça mérite d’être considéré comme un documentaire, et de recevoir le premier César dans cette catégorie. Mais bon ce n’est rien à côté du téléfilm qui a reçu le César du meilleur premier film. N’allez pas croire que je n’aime pas la télé, bien au contraire, je me gave depuis mon plus jeune âge de fictions télé. Mais que Je vous trouve très beau, qui n’est pas plus original qu’un téléfilm de France 3, tant par son sujet que par sa réalisation, fasse la nique à 13 Tzameti, vrai première oeuvre originale, forte, prometteuse malgré certains défauts, à Pardonnez-moi oeuvre sincère, radicale, émouvante, marquante, ou à Mauvaise Foi, comédie bien plus inspirée, à tous les niveaux, ça me fait mal au cul. Bien sûr tous les goûts sont dans la nature, et les membres de l'académie des arts et techniques du cinéma ont le droit de voter pour qui ils veulent, et de toute façon il ne faut pas attendre trop d’une institution qui ne reconnaît la comédie populaire et de qualité que quand le réalisateur est mort, comme Gérard Oury, qui a eu droit à bel hommage.
Tous les ans je me dis que je ne regarderais plus, et tous les ans je me fais avoir, je me colle devant mon poste et je peste pendant deux heures. Tant pis pour moi (et en plus je vais regarder les Oscars cette nuit).
lundi 19 février 2007
MW
J’aime beaucoup Martin Winckler. Comme ça c’est clair, et ceux qui ne le supportent pas peuvent passer leur chemin parce que je ne vais dire que du bien de lui.
J’ai découvert MW comme beaucoup de monde en lisant La Maladie de Sachs. Ce livre est devenu l’un de mes préférés, et je le relis régulièrement (tout comme je regarde régulièrement l’adaptation cinématographique avec Albert Dupontel). Comme souvent, quand j’apprécie un auteur je cherche à lire ses autres livres. C’est alors que je me suis aperçu que non seulement il était romancier, médecin, mais qu’en plus comme moi il aimait les séries télé. L’un de ses premiers ouvrages était d’ailleurs consacré à Mission: Impossible.
Depuis La maladie de Sachs j’ai lu tous les livres de MW (à l’exception des ouvrages médicaux), et ça demande du boulot, parce que le bougre écrit beaucoup, des romans bien sûr, mais aussi des documents sur des sujets divers (les séries télés, les super héros, Zorro...) des recueils de chroniques (celles de France Inter (qu’a l’époque j’écoutais chaque matin en me réveillant, et que par jeu je parodiais sur le forum du Sub Espace, parodies qu’il a eues a gentillesse de publier sur son site perso) ou celles d’Arte radio) et des nouvelles.
Dernièrement, après une année 2006 bien calme, il est revenu en librairie avec trois livres, un consacré aux droits des patients (Les droits du Patient, Ed Fleurus) un autre sur ses plaisirs culinaires (À ma bouche, Coll. Exquis d’Écrivains, Ed. Nil) et un troisième sur les séries (Le Meilleur des Séries 2007, Ed Hors Collection). Trois raisons de passer du temps à lire.
jeudi 8 février 2007
Séquence nostalgie
Aujourd’hui tout le monde a oublié qui est John Hugues (en tout cas autour de moi), mais dans les années 80 ce réalisateur américain a connu un certain succès. Avec des comédies pour ado pas bêtes et pourtant transgressives, avec ce qu’il faut de sexe, drogue et rock’n roll, de révolte et de décomplexions. Loin des dernières productions destinées aux teenagers découlant des Américan Pie et autre Scarry Movies, grosses bouses racoleuses sans imagination, sans discours, et au final sans intérêt. Mais en dehors de Weird Science (Une créature de rêves) gros délire à la gloire des geek, ou Ferris Bueller’s Day Off (La folle journée de Ferris Bueller) pochade sympatoche sur la fin de l’adolescence, il fut le réalisateur d’un des meilleurs films sur l’adolescence, son malaise, sa révolte, ses questionnements : Breakfast Club.
En apparence c’est un film pour ado classique, un High School comme un autre, un matin de colle comme les autres, 5 lycéens comme les autres réunis contre leur gré dans cette bibliothèque parce qu’ils ont fait des choses interdites par le règlement. Cela ressemble à n’importe lequel des High Schools movie, ça fait même peur tellement c’est cliché. Dans cette salle de colle, il y a le sportif, le délinquant, la fille populaire, l’intello et la folle. Et même le proviseur buté, borné. Mais les clichés ne sont là que pour souligner le propos du film. John Hugues dépasse vite cette vision stéréotypée de la jeunesse. Il pose le doigt là où ça fait mal, il décortique le mal-être de ces jeunes, qui sous leur masque sont tous les mêmes, souffre de la même façon, subissent la vie qu’on leur propose, impose, la seule différence c’est la façon dont ils y répondent. L’intello trompe ses parents en ramenant des bons résultats, le sportif répond aux attentes de son père en restant un champion, la folle garde les autres à distance par son excentricité pour éviter de parler, de se dire, la reine du bal n’existe que par son apparence, et le délinquant est le seul à oser afficher sa rébellion.
Petit à petit ces cinq ados qui n’avaient à priori rien à faire ensemble vont apprendre à se connaitre, profiter de ce temps pour enfin se raconter, confier leurs tourments, en rire, en pleurer, laisser un moment tomber les masques, même s’ils ne sont pas dupes et qu’ils savent qu’après ce moment privilégié il faudra qu’ils les remettent, ils auront au moins dans les couloirs du lycée des complices, des bouées de secours: les autres membres du Breakfast Club.
lundi 5 février 2007
On ouvre
Ça y est Le Village a ouvert ses potes. Le nouveau site du réseau du FLT consacré à la fiction européenne est en ligne depuis quelques heures. Allez y faire un tour, il y a plein de bons articles (et pas seulement le mien sur The Monty Python Flying Circus).
mercredi 31 janvier 2007
Opé F.
Dans le paysage audiovisuel français où le politiquement correct est de plus en plus la règle, où les discours se font de plus en plus policé, où l’art de la critique se perd dans les méandres de la promotion, il existe encore de rares émission qui grattent, dérangent, osent l’ouvrir bien grand et nous foutre une bonne paire de claques salutaires.
Non je ne parle pas encore de 7 jours au Groland, mais de Opération Frisson, l’émission de Cinécinema Frisson. Menée par l’excellent Yannick Dahan, dont l’accent toulousain assumé tranche déjà avec le reste des présentateurs aux sonorités aseptisés, cette émission s’attaque de front au cinéma de genre (sans pour autant se limiter au polar, fantastique, SF, horreur, mais en couvrant également la comédie, le film historique, et d’autres genres) que ce soit en salle ou en DVD.
Dahan qui revendique une geek attitude (et une passion incompréhensible pour Steven Seagal) a également une vraie culture cinématographique, un regard acéré, et une bonne plume. Tout cela lui permet de nous livrer des critiques argumentées, qui jugent les films à l’aune de leurs qualités artistiques, et non le discours promo habituel. Nous n’avons pas à faire à un Michel Drucker qui n’a pas vu un seul mauvais film en 50 ans, mais un journaliste sincère, qui assume ses gouts, et ses dégouts, qui peut démonter un film et aussi s’enthousiasmer pour un autre. Ses coups de gueule sont retentissants, ce qui n’en rend ses coups de coeur que plus fort.
Sans partager tous ses points de vue (notamment sur Seagal), je sais que quand il recommande un film ou un DVD, c’est parce qu’il l’aime, et pas parce que l’attaché de presse lui a dit que c’était le plus grand film depuis l’invention du cinéma.
Opération Frisson c’est 20 minutes hebdomadaire de pur plaisir, tant par le fond que par la forme, souvent grand portnawak visuel, un délire verbal, assumant les bafouillages de Dahan et les intégrant au montage.
La bonne nouvelle supplémentaire, il n’est plus indispensable d’être abonné à Cinécinéma, l’émission étant disponible chaque semaine en intégralité en ligne et à podcaster.
jeudi 25 janvier 2007
Mort d'un honnête homme
Il est des hommes qui vous réconcilient avec la politique. Des hommes qui ont du coeur, du courage, des idées, et qui ne placent pas leurs ambitions personnelles au dessus de tout le reste.
Alors que la France agitée par une campagne présidentielle où la forme à plus d'importance que le fond, où les deux candidats principaux (ou du moins les deux favoris des médias) n'ont, pour l'instant, ni l'un ni l'autre annoncé de vrais programmes, et draguent les électeurs à coup de petites phrases, d'effets d'annonce et de manches, et d'apparition médiatique calibrée destinée à les faire passer pour ce qu'ils ne sont pas, à savoir, deux personnes dévorées par l'ambition prête à tous pour arriver à leur fin, sans savoir ce qu'ils feront du pouvoir qu'ils espèrent se voir confier, donc en ces heures peu réjouissantes pour la politique, un homme politique intègre vient de mourir.
Jean-François Deniau était l'antithèse de ces deux candidats, homme de lettres et d'honneur, humaniste, amoureux de la mer, écrivain talentueux, il a fait de la politique pour défendre des idées (que je ne partageais pas toujours), et oserais-je le dire, défendre une vision, dont celle de l'Europe (il participera à l'élaboration du Traité de Rome). Plusieurs fois ministre, diplomate, ouvert sur le monde, il n'a jamais fait "carrière", ne s'est jamais compromis pour satisfaire une ambition personnelle, démissionnant de l'UDF quand certains de ses "camarades" de parti furent en 1995 élus président de région avec les voix du FN. À ces sombres manoeuvres politiciennes, il préféra retourner sur la mer, et dans l'écriture.
Jean-François Deniau est mort à 78 ans d'un cancer des poumons. Cela ne fera pas la une des journaux, comme pour l'abbé Pierre, pourtant comme lui il était un homme de coeur, de courage et d'idées. Un honnête homme.
mardi 23 janvier 2007
In Mémorian
Adieu Curé je t'aimais bien tu sais
On n'était pas du même bord
On n'était pas du même chemin
Mais on cherchait le même port
jeudi 18 janvier 2007
Philippe Caubère est Grand...
Depuis plus de 20 ans, Caubère raconte sa vie sur les planches. Il y eut d’abord en 81 La Danse du Diable, qui vit la naissance de son double théâtral : Ferdinand Faure. Puis entre 86 et 93 il joua les 11 chapitres du Roman d’un Acteur, fresque démesurée de plus de 33 heures, où seul en scène, dans laquelle il joua tous les personnages et bien d’autres choses encore (téléphone, avion, 2CV, ...). Oeuvre poétique et burlesque, intime et universel, Le Roman d’un Acteur, est un récit amoureux, une plongée dans les mystères de la création artistique, un voyage de l’adolescence à l’âge adulte, et une autobiographie rêvée. Après avoir joué une dernière fois ces spectacles devant les caméras de Bernard Dartigues (ce qui nous permet d’avoir aujourd’hui les 8 premiers chapitres en DVD, et je ne vous dis pas combien j’attends la sortie du dernier coffret) Caubère fit une pause dans la biographie de Ferdinand Faure pour jouer des spectacles sur Aragon (en 96), d’après André Suarès (en 99) ou sur le torero Nimeno II (Recouvre-Le de lumière en 2002).
Mais il n’en avait pas fini avec son double, et il revint sur scène avec six spectacles entre 2000 et 2006, constituant L’Homme qui Danse, évoquant sa mère, 1968 et Ariane Mnouchkine et le théâtre.
Sur scène Philippe Caubère emplit l’espace, nous fait rentrer en quelques minutes dans son univers, rend palpable la multitude de personnages qu’il incarne. Ils prennent vie devant nos yeux grâce à un accent, une gestuelle, un détail, nous oublions alors que Caubère est seul sur une scène vide. Nous voyons les décors apparaitre, Max, Bruno, Clémence, Jean-Claude, Ariane et tous les autres (y compris Dieu) évoluer sous les marronniers de la Cartoucherie, sur la Croisette à Cannes, dans la Cour des Papes à Avignon.
Sur scène Caubère est grand...
... dans Truands moins. Ce n’est sans doute pas entièrement de sa faute. Il lui aurait peut-être fallu un metteur en scène pour le canaliser, pour que cette force brute qu’il insuffle à son personnage ne déborde pas partout, le rendant caricatural, et souvent à la limite du ridicule. Il aurait fallu un réalisateur d’une autre trempe, un qui sache ce qu’il voulait faire de son film, un polar noir, dur, violent, ou une oeuvre melvillienne, épurée, introspective, cérébrale.
Alors, oui je suis déçu. Caubère est trop rare au cinéma (le dernier film dans lequel il a joué était Le Chateau de ma Mère en 89. Il ne me reste plus qu’à attendre la sortie des derniers DVD du Roman d’un Acteur, et qui sait, peut-être un jour, la sortie de ceux de L’Homme qui Danse
jeudi 11 janvier 2007
Stanger Than Fiction
La France aime rire. La France a besoin de rire. Alors, la France produit des comédies pour satisfaire les envies des Français. Comme ces films sont des succès populaires, les distributeurs hexagonaux se disent qu'ils n'ont pas besoin de sortir les films comiques américains, hilarants certes, mais, selon ceux qui pensent à la place des spectateurs, que nous pauvres Français ne pourrions pas comprendre.C'est en raison de cet état d'esprit que Will Ferrell est un quasi inconnu chez nous. Pourtant, il fait partie de la bande de Ben Stiller, surnommée The Frat Pack en référence au Rat Pack de Sinatra, Dean Martin et Sammy Davis Jr., qui comprend Vince Vaughn, Owen Wilson, Steve Carrell, et qui nous à offert quelques-unes des comédies les plus jouissives de ces dernières années, en vrac Starsky et Hutch, Dodgeball, 40 ans et toujours puceau, ou Zoolander.
Will Ferrell, après avoir fait partie du Saturday Night Live, à pour titre de gloire le rôle-titre de Présentateur Vedette: La légende de Ron Burgundy (Anchorman - The Legend Of Ron Burgundy), sommet du portnawak assumé, du délire organisé, du non-sens total, et de la franche rigolade. Improbable bio d'un présentateur de JT de seconde zone; complètement crétin totalement mégalo, entouré d'une bande de bras cassés tout aussi débilés que lui (la palme revenant au personnage de Steve Carell, idiot fini), ce film sorti en catimini en France (huit salles en plein été) mérite d'être découvert en DVD. Rien que pour le grand Will au meilleur de sa forme, qui ne m'a fait plus rie que dans Back To School (malheureusement inédit total en France) lorsqu'il se met à courir nu en pleine rue, hurlant, et pensant être suivi par une foule tout aussi nue que lui. Il faut le voir pour comprendre. J'échangerais toutes les comédies franchouillardes sorties en 2006 contre cette seule scène, ou pour que Talladega Nights: The Ballad of Ricky Bobby, sa dernière comédie; puisse sortir sur nos écrans.
Si vous voulez voir Ferrell sur grand écran, vous pouvez toujours aller voir L'incroyable destin de Harold Crick, ce n'est pas vraiment une comédie, Will y est très sobre, et néanmoins très bon, et le film est plutôt sympathique. Il faut savoir se contenter de ce que l'on nous donne, de toute façon ça ne restera pas longtemps à l'affiche, il va falloir faire e la place pour L'île au Trésor avec Gérard Jugnot.
vendredi 5 janvier 2007
Bilan #4: So Say We All
Quatrième et dernière partie de mon bilan de 2006, avec une orientation très petit écran.Pour commencer Ma Série de 2006: Non il ne s'agit pas de Grey's Anatomy, Prison Break ou Lost. Pas question de parler de R.I.S ou de Louis la brocante. Toutes ces séries ont été des succès d'audience, mais pas une n'arrive à la cheville de Battlestar Balactica. Pourtant au départ ce n'était pas gagné. Faire un remake de la série très kitch et cheap des années 70 n'avait rien d'emballant. Mais c'était sans compter sur Ronald D. Moore, l'une des chevilles ouvrières de la meilleure des séries Star Trek, Deep Space Nine. Avec une équipe de scénariste talentueux, il a réinventé la série, lui a donné une dimension politique, religieuse, et ce qui fait souvent la force des séries de S.F. des résonances avec notre monde. BSG est non seulement une très bonne série de SF, denrée rare à la télévision (non Stargate n'est pas une bonne série de SF), mais aussi une excellente série tout court. La saison deux dépasse tout ce que pouvait nous promettre la saison un.

Ma série en DVD de 2006: Jusqu'au mois de décembre ce titre revenait à Clair de Lune, l'une des meilleures séries de l'histoire de la télé, mais est arrivé le coffret que l'on attendait plus. Alors que toutes les séries semblent avoir droit à des éditions sur support DVD, y compris les plus ringardes (Wonder Woman L(homme qui valait trois milliards, Droles de Dames) il manquait une des séries majeures de l'histoire du petit écran, l'une des rares à pouvoir revendiquer le titre de série culte: Mission: Impossible. Erreur réparée avec la sortie fin 200§ de la première saison de cette série mythique. Saison rarement diffusée à la télévision française, sans doute parce que le chef de l'équipe n'est pas encore Jim Phelps, mais Dan Briggs, cette saison, si elle n'est pas aussi réussie que les deux saisons suivantes, pose les bases du show, et développe des histoires qui 40 ans après leur première diffusion arrivent encore à captiver. Contrairement à d'autres dont l'intérêt s'autodétruit après 15 secondes.
jeudi 4 janvier 2007
Bilan #3: What's Next
3° partie de mon bilan personnel de 2006, qui commence avec Mon livre de 2006: Martin Winckler n'ayant pas sorti de roman au cours de l'année écoulée, il n'aura pas l'honneur de recevoir cette auguste distinction (j'aurais pu biaiser et l'attribuer à Les Trois Médecins qui est sorti en poche à l'automne). Elle revient donc à Jasper Fforde pour la trilogie Thursday Next comprenant L'affaire Jane Eyre, Délivrez moi, et Le Puits des Histoires Perdues. Ces histoires se déroulant en parie à l'intérieur de livres, et pour l'autre partie dans un monde alternatif, où l'Angleterre livre encore une guerre aux Russes en Crimée, des agents gouvernementaux sont chargés de combattre les vampires, loups-garous et autres forces du mal, où les dodos et les mammouths clonés sont soit animaux de compagnies, soit attractions touristiques, et où une compagnies multinationale contrôle les gouvernements, sont un pur bonheur. Mêlant enquête policière et fantastiques, personnages attachants, voyages dans le temps, et exploration des classiques de la littérature de l'intérieur, ces ouvrages sont les plus imaginatifs, les plus créatifs, les plus surprenants que j'ai eu l'occasion de lire depuis longtemps. Après avoir reposé le dernier volume de ses aventures, il ne me tardait qu'une chose, que la suite arrive en librairie.
Passons à Mon homme fictif de 2006: Josiah Edward Bartlett. Pour ceux qui n'ont jamais vu The West Wing, il s'agit du seul président US valable de ces dernières années. Pur fantasme, Bartlett est un président idéal, cultivé, intègre, humain, prix Nobel d'économie, fin lettré, il a gouverné pendant deux mandat avec sagesse, clairvoyance, et une équipe d'exception. Bartlett est aussi déprimant, car il n'est qu'un président de fiction, et que le véritable occupant de la Maison Blanche n'a rien à voir avec lui. Jed Bartlett à quitté le pouvoir au printemps dernier, à la fin de la 7° et ultime saison de la série, et même si lors des dernières saison il a été moins présent, et moins flamboyant que lors des premières années de son mandat, c'est avec regret que je l'ai vu s'envoler pour son dernier voyage à bord 'Air Force One.
à suivre...
mercredi 3 janvier 2007
Bilan #2: Banzai
Mon émission de télé de 2006: 7 jours au Groland. Elle fait du bien cette émission dans un PAF aseptisé, formaté, et souvent décérébré. Elle est le contre-pied parfait au politiquement correct qui fait rage un peu partout. Elle ose l'humour gras, pipi-caca, et qui fait mal. Au-delà de cet aspect grossier, c'est aussi une rare, sinon la seule, émission vraiment politique de la télévision, engagée, et qui n'a pas peur de son engagement, sous couvert d'humour et d'éclats de rire salutaire, elle assène un discours critique pas toujours agréable à entendre (parce que nous téléspectateur avachi devant notre poste en prenons autant que les hommes politiques) mais qui à le mérite ne nous secouer, là ou le reste des programmes nous caresse dans le sens du poil. Alors, viendez au Groland, pays accueillant et lâche, qui bien que gouverné par un président élu à vie et peuplé par 90% de vieux (au Groland on ne dit pas personne âgés) est le pays le plus sympathique au monde.
Ma femme de l'année 2006: Non ce ne sera pas Ségolène Royale! Je ne céderais pas à la facilité, et ne suivrais pas les médias, et ne ferais pas de la potentielle future première présidente de la République la femme de l'année 2006. Nous verrons en 2007, peut-être. Ma femme de l'année est donc Louise Bourgoin. Je sais, c'est une miss météo, je sais elle n'a pas découvert le radium ou traversé l'atlantique à la rame. Elle a réussi un autre exploit, me faire regarder la météo (et accessoirement Le Grand Journal de Canal). Ce n'est pas pour la qualité de son bulletin météo qui ne diffère pas des autres au niveau de son contenu et de son côté approximatif, mais pour les blagues souvent foireuses qui ne font rire que moi et Ariane Massenet, sa fraicheur et sa bonne humeur, et un physique pas désagréable du tout. Certes après avoir fait de Littell mon homme de l'année, choisir ma femme de l'année uniquement sur des critères frivoles n'est pas très glorieux, mais je ne suis qu'un homme.
à suivre...
mardi 2 janvier 2007
Bilan #1: Don't Panic
La fin de l'année, et le début d'une nouvelle, en gros lors d'une période charnière, il est de coutume de faire des bilans, des rétrospectives et autres classements. Donc sans plus de propos liminaires voici mon bilan de l'année 2006.
Commençons par Mon film de 2006. Comme j'en ai déjà parlé je ne m'étendrais pas sur ce qui restera pour moi le meilleur film de l'année écoulée Le Labyrinthe de Pan, mais je ne saurais trop vous le conseiller, courez le voir s'il est encore à l'affiche près de chez vous.Passons à Mon film en DVD de 2006: H2G2, le guide du voyageur intergalactique. Pendant des années, des légions de fans de l'oeuvre de Douglas Adam attendaient avec impatience, mais aussi beaucoup d'appréhension, l'adaptation de la trilogie en 5 volumes du Guide Galactique. Cette oeuvre véritablement multimédia, puisqu’initiée à la radio, elle s'est exportée dans le monde entier grâce au livre, fut une série télé populaire en Angleterre, une pièce de théâtre et un jeu vidéo. Il ne lui manquait plus qu'une adaptation sur grand écran. Longtemps repoussée, cette transposition cinématographique est sortie en 2005, quatre ans après la mort de Douglas Adam. Si le créateur d'Arthur Dent ne vit jamais le film, son empreinte est bien présente, et l'esprit du Guide n'est pas dénaturé le moins du monde. Sorti en 2006 le DVD est passé déjà plusieurs fois dans mon lecteur et dans celui d'ami.
Pour finir cette première partie de mon bilan de 2006 Mon homme de l'année 2006: Jonathan Littell. Avant toute chose, je n'ai pas lu Les bienveillantes, mais un type capable de vendre son livre à plusieurs milliers d'exemplaires, sans apparaitre une seule fois à la télé, à rafler le prix de l'Académie Francaise, et le prix Goncourt, et de continuer à refuser de montrer sa tronche dans les médias, à une époque où l'on n'existe que si on passe à la télé, où le ou la prochain(e) Président(e) de la République devra son élection à son image médiatique, sa façon de communiquer, et pas du tout au contenu politique de son programme, cet homme-là mérite plus que tout autre d'être mon homme de l'année. Maintenant il va falloir que je lise son bouquin pour voir s’il vaut tous ces éloges.
à suivre...
lundi 1 janvier 2007
Bonne Année
2007 est là. C'est le moment de prendre de bonnes résolutions: arrêter de fumer, de boire, manger moins lourd, faire du sport, être gentil avec les gens, téléphoner plus souvent à sa grand-mère, ne plus croire les promesses des candidats à l'élection présidentielle. Heureusement toutes ces bonnes intentions seront oubliées avant la fin du mois de janvier.
Mais tant que l'année est jeune, que les bulles de champagnes virevoltent encore dans nos cerveaux, profitons de toutes les promesses que nous apporte l'an neuf.
mardi 19 décembre 2006
Santa Claus is coming to town
C'est un fait indéniable: Noël approche. Les rues des villes et des villages se sont parées de mille lumières, les sapins ont revêtu leurs habits de fête, les vitrines des magasins croulent sous les décorations.
Dans cette ambiance joyeuse, la tête remplie de chansons de noël, pas celles de Tino Rossi, mais celle de Frank, Dino et Sammy, il faut remplir la hotte du père noël de cadeaux pour toute la famille. Casse-tête annuel qui fait chauffer les neurones et la carte bancaire. Quoi pour papa? Qu’elle taille le pull pour maman? Et mon frère que lui offrir? Qu'est-ce qui fera plaisir à mon amoureuse? Au milieu de la foule, dans le froid enfin descendu sur la France, ce qui pourrait être une corvée devient un jeu de piste, un moment de plaisir baigné de l'odeur des marrons grillés.
Tout cela, cette magie particulière, cette ambiance, ce moment à part s'évanouiront le 26 au matin. Le sapin ne sera plus qu'un sapin, le repas de Noël pèsera lourd sur l'estomac, les papiers-cadeaux encombreront la poubelle, les chants, même ceux de Sammy, Dino et Frank deviendront affreusement ringards.
Profitons donc de ces quelques jours avant que comme dans le conte de fées le carrosse ne redevienne citrouille, que la vie reprenne son aspect banal, triste, gris, et que les carcasses de sapins n'ornent les trottoirs, tristes reliques des jours de fête passés.