mercredi 23 mai 2007

On connait la chanson

Les temps sont durs. Ils ne sont pas nombreux les motifs de satisfaction. Le temps du début du mois de mai est pourri, ce qui a gâcher tous les jours fériés de ce printemps, à croire que l'arrivée d'un nouveau président prônant la remise au travail des Français à eu une influence sur la météo. Le nouveau gouvernement ne nous apporte pas plus de joie, et comme je ne veux pas faire de ce blog une tribune politique je ne commenterais pas sa composition, du retour de Juppé aux affaires (après son départ pour d'autres affaires), la présence du « traitre » Kouchner, le ministère de l'Immigration, l'intégration et l'identité nationale, bref sans rentrer dans les détails un vrai gouvernement qui inspire la joie de vivre.
Heureusement qu'il reste le cinéma, et le film « Les Chansons d'Amour » en particulier. Je sors tout juste de la salle, et je suis encore sous le charme de ce film. C’est une petite bulle de légèreté et de gravité, de joie et de tristesse, d'amour et de mort. C'est, comme le titre l'indique, une histoire d'amour. Plusieurs histoires d'amour. C'est aussi une histoire de deuil. C'est un film chanté aussi. Pas une comédie musicale, pas un film en chanté comme ceux de Demy. Non un film traversé par des chansons. Des chansons d'amour, bien sûr. Mais pas que. Ou si, que. Parce que toutes les chansons sont des chansons d'amour. Ce sont celles dont on se souvient, celles qui nous accompagnent, que l'on soit amoureux, ou qu'on ne le soit plus. Ce sont celles qui aussi nous soutiennent dans les moments difficiles. Celles que l'on aime à fredonner les jours de cafards.
Ce film sera comme ces chansons d'amours, un film qui fait du bien, en nous parlant de choses qui font mal. Un film qui vous donne le sourire, après vous avoir arraché le coeur. Un film qui donne envie d'être amoureux. Et forcement de chanter les chansons qui vont avec.

lundi 21 mai 2007

Un peu de culture...

La vocation de ce blog n'étant d'être une tribune politique, ou politisante, revenons donc à l'essentiel. Parlons donc d'un film pour changer, et du Parfum en particulier.
Lors de sa sortie en salle, je n'étais pas allé le voir. La faure à de mauvaises critiques, un manque de temps, et de motivation. Je n'avais pas lu le livre, ce qui n'est pas une mauvaise chose, rarement je trouve à mon goût les adaptations des romans que j'ai lu et aimé (seule exception peut être La Maladie de Sachs), et le film ne me disait rien. J'ai eu tort. Grace soit rendu à Yannick Dahan, qui dans un numéro récent de Opération Frisson, a fait un excellente critique du film, mettant en avant toutes les qualités cinématographiques de l'oeuvre de Tom ?. Empruntant à plusieurs genres, et les investissant avec respect et talent. Ce film est une adaptation au meilleur sens du terme, il ne se contente pas de poser des images sur le texte de Patrick Suskin, mais de faire de l'oeuvre littéraire une vraie ouevre de cinéma, utilisant l'image, le montage, la bande son pour créer de l'émotion, du sens. La Parfum est l'oeuvre d'un cinéaste qui possède pleinement son outil, ne cherche pas à bluffer par une mise en scène tape à l'oeil, respecte le livre tout en le dépassant. Il n'y a pas une image en trop, une ligne de voix off superflue, un dialogue redondant.
La Parfum est un grand film, honteusement oublié lors de sa sortie (et par moi en premier lieu) qui mérite d'être redécouvert en DVD.

mercredi 16 mai 2007

Au revoir Président

Monsieur Chirac, je ne sais pas si je vais vous regretter, mais une chose est sûre, il me tarde déjà que votre remplaçant dans la fonction présidentielle fasse ses valises. Je sais que ce n'est pas bien de juger à priori, mais jusqu'à présent je ne peux pas dire que je l'ai apprécié dans ses diverses fonctions.
Mais revenons-en à vous. Après 40 ans de vie politique, vous partez en retraite. Ministre sous Pompidou, deux fois premier ministre, maire de Paris, puis deux fois élu Président de la République, on peut dire que vous avez souvent connu les ors de la République et ses palais (à tel point que depuis 40 ans vous avez plus souvent dormi chez nous que chez vous). Vous faites un peu partie des murs, et de la famille. Vous êtes ce grand oncle un peu gaffeur (la dissolution, les essais nucléaires), un peu raciste (le bruit et l'odeur), qui nous fout un peu la honte dans les réunions familiales, mais qu'on aime bien quand même, à cause d'un je ne sais quoi de sympathique, une façon de savoir dire merde (à Bush notamment), et parce que, comme moi vous n'aimez pas trop ce cousin turbulent, qui veut tout, tout de suite, et qui a réussi à prendre votre place en bout de table.
Vous partez donc, et c'est maintenant que les ennuis commencent. Pas seulement judiciaires. Mais pour la première fois depuis 40 ans vous n'avez plus rien à conquérir, plus d'élections à gagner, plus rien d'important sur votre agenda (à part les réunions du Conseil Constitutionnel dont vous êtes membre de droit, mais si c'est pour retrouver un autre de vos ennemis de toujours, Valery Giscard D'Estaing, je comprends que cela ne vous enthousiasme pas). Il va falloir que vous appreniez à vous ennuyer. Ce n'est pas facile pour un homme d'action. Cela peut être fatal. Mais le pire ce sera tout de même de réapprendre à vivre avec Bernadette. Et pour ça je vous plains.
Donc vous partez Monsieur le Président, il y a toujours un peu d'émotion dans les départs, un peu de nostalgie aussi. Même si je n'ai voté qu'une fois, et à contrecœur, j'ai envie de vous dire bon vent, bon courage, et bonne retraite.
Et surtout la santé.

mardi 15 mai 2007

N'a pas votée

C'est une info qui n'a pas grande importance. C'est une info qui n'aurait pu être qu'une anecdote de cette campagne. C'est une info qui aurait pu faire un sketch des Guignols. Mais voilà, cette info ne devait pas être une info. Et c'est ce qui en fait tout l'interet aujourd'hui.
Donc Cécilia Sarkozy n'a pas voté le 6 mai dernier. Des journalistes du JDD en épluchant les listes d'émargement on découvert que l'épouse du futur président fait partie des 14% d'abstentionnistes du second tour de l'élection présidentielle. Fort logiquement ils ont pensé que ça ferait un bon petit article avec un titre tout trouvé: "Cécilia n'a pas voté Sarko." Cette info ne va pas changer la face du monde, mais elle mérite d'être publiée et de s'interroger sur l'image qu'elle donne de la future "1er dame de France" qui n'a pas pris la peine de se déplacer pour donner le change (si elle ne voulait pas voter pour son mari, c'est son droit le plus absolu, mais au moins pour la galerie elle pouvait voter blanc). Ils n'ont pas pensé à un détail, le JDD fait parti des journaux du groupe Lagardère. Résultat, l'article passe à la trappe. Tout aurait pu en rester là.
Sauf qu'il y a internet. Le nouveau site Rue89 a vent de la censure, et sort l'info. La double info maintenant, l'abstention de Cécilia, et la présumée pression de Lagardère sur le JDD pour étouffer cela. Le site est victime de son scoop. l'info est relayée un peu partout. Impossible de ne pas en parler dans les "grands" médias.
Après le limogeage du patron de Paris Match suite à la publication de photos de cécilia avec son mec du moment ou la mise au pillon de la biographie de la même Cécilia, il ne doit pas faire bon enqueter sur le couple présidentiel.
Heureusement il reste la voix du net, qui peut encore faire sortir des info, même anecdotiques.
P.S. Puisque l'on n'est pas à un vote "étrange" prés, je viens d'apprendre grace au blog de Jean-Michel Aphatie que Mmme Jospin a voté Sarkozy. Les hommes de pouvoir devraient se méfier de leurs femmes. Bientôt on va nous dire que Bernadette en 88 a voté Mitterrand, et en 95 Jospin.

lundi 14 mai 2007

La guerre des roses

À peine le second tour de l'élection présidentielle passé, et le goût amer de la défaite effacée (il n'a pas fallu longtemps puisque Ségolène Royal est apparue tout sourire à 20h02, façon de rattraper le retard qu'elle avait pris lors du premier tour) les éléphants du P.S. se sont mis en ordre marche, non pas pour les prochaines élections législatives, mais pour la reprise en main du parti. D.S.K. à critiqué, et continu à critiquer la ligne du P.-S. et se dit disponible pour participer à la réforme sociale-démocrate. Fabius se porte volontaire pour ramasser le drapeau de socialisme tombé (mis) à terre après la défaite de Royal. Ségolène lance déjà une OPA sur la candidature de 2012. Emmanuelli hésite à lancer son propre parti. Seul Hollande ne dit rien, ne fait rien, et en cela reste égal à lui même. Sans doute a-t-il déjà compris qu'il avait perdu tout espoir de relancer sa carrière politique déjà bien en panne (quoiqu'en politique personne n'est jamais mort.)
Ce spectacle n'est pas des plus réjouissant pour "le peuple de gauche" déçu de voir Sarko se pavaner un peu partout avant d'enfiler pour 5 ans (au moins) les habits présidentiels. La route est longue jusqu'à la prochaine élection présidentielle, mais ce début de parcours laisse présager du pire pour la suite, et à moins d'une vraie révolution, la droite n'a pas de soucis à faire pour la suite.

mardi 8 mai 2007

100% des gagnants...

Bon, moi au début je ne voulais pas en parler. C'est vrai, ce n'est pas un blog politique. Mais que voulez-vous ? Il m'agace déjà, alors qu'il vient juste d'être élu, et qu'il n'est pas encore en fonction. Ce n'est pas le retour de Johnny (qui se paie le luxe de couper la parole à Fabius pour balancer trois platitudes), ni Mireille Mathieu que l'on a ressorti de la naphtaline, ou Steevy dont la bêtise n'est pas nouvelle.
Ce qui m'agace le plus c'est d'une part le discours qui ressemblait à celui d'un gagnant d'un César (il est même allé dîner au Fouquet's après) et son attitude de rock star place de la Concorde.
Ce qui m'agace c'est qu'il se comporte comme un gagnant du loto: dîner déjà cité, nuit dans un palace, jet privé, yacht de 60 mètres, vacances à Malte. C'est donc ça la France d'après, la France qui se lève tôt. C'est donc ça le tout est possible de son slogan de campagne.
Au fait qui a payé tout ça ? Le candidat élu ? Le parti ? Nous ?
Et qui ose poser la question aujourd'hui ?

vendredi 27 avril 2007

Prévention

Cela n'a l'air de rien, mais c'est un bon indicateur de la société dans laquelle nous vivons. Depuis quelques semaines les publicités vantant les mérites des produits agro-alimentaire sont accomapgnés de messages de prévention ou d'incitation. La réclame pour un soda est accompagnée d'un déroulant incitant à pratiquer une activité sportive régulière. Celle pour des biscuits se termine par un message nous reccomandant de manger des fruits et légumes frais. Il nous est précisé lors d'un spot pour une barre chocolaté qu'il n'est pas bon de manger trop sucré ou trop gras.
Après avoir fait inscrire des messages de prévention sur les paquets de cigarettes, et en beaucoup moins gros sur les bouteilles d'alcool (ceci pour ne pas s'alliéner le lobby des viticulteurs), voila que ce sont des produits alimentaires qui sont montré du doigt, nuisibles qu'ils sont pour notre santé.
Dans cette logique je conseille d'aposer sur les bouteilles d'eau le message suivant: "Boire fait pisser", sur les livres: "Penser par soi même fait mal à la tête", et peut être qu'en dernier recours, si nous ne saisissons pas tous les risques qui nous entourent, il faudra tatouer sur chacun de nous: "Vivre Tue".

mercredi 18 avril 2007

Anniversaire

Le 18 avril 1988 Pierre Desproges est mort d'un cancer, Etonnant, non ?
En cette date tristement anniversaire, laissons lui la parole (d'outre tombe)
"Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d’entraînement, on peut arriver à en faire des militaires."
Fonds de tiroir
"Les imbéciles n'ont jamais de cancer. C'est scientifique."
Almanach
"Si c'est les meilleurs qui partent les premiers, que penser des éjaculateurs précoces."
Fonds de tiroir
"Moi, j'ai pas de cancer, j'en aurai jamais je suis contre."
Almanach
"S'il n'y avait pas la science, malheureux cloportes suintants d'ingratitude aveugle et d'ignorance crasse, s'il n'y avait pas la Science, combien d'entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans ?"
Texte de scène
Plus de citations sur le site officiel

lundi 16 avril 2007

Généri(k)

Il y a bien longtemps, sur un site aujourd'hui fermé, j'écrivais un article pour regretter l'absence d'écrits sur les séries télés. Je déplorais la disparition des deux magazines de références sur le genre, et le peu de livres se penchant avec intelligence sur le sujet. Certes, il n'y a pas beaucoup d'ouvrage consacrés aux séries (même si Les Meilleur des Séries 2007 est sorti en début d'année) mais en ce qui concerne la presse, les choses bougent.
Depuis février Générique(s) propose chaque mois un regard intéressant sur le monde des séries, melant actu, dossier, analyse. Magazine "haut de gamme", à la mise en page très classe, et au contenu iconographique de qualité, l'arrivée de cette revue a été une agréable surprise. D'abord disponible uniquement sur abonnement, et en version numérique, il est pour son troisième numéro disponible en kosque.
Trois ans après la mort d'Episode, Alain Carrazé se relance dans l'aventure avec Episodik. Trimestriel, ce magazine à une ligne éditoriale ambitieuse: décrypter l'influence que peuvent avoir les séries télés sur note vie. D'aspect plus "cheap" (il faut vraiment changer de maquette, et de couverture), il n'en propose pas moins un contenu de qualité.
Deux publications qui se démarquent de la presse pour ado qui traite des séries, ça fait plaisir.

jeudi 12 avril 2007

Pot de départ

Au départ il y a un documentaire refusé par Canal. Il fut une époque où la chaîne cryptée avait plus de couilles, mais les temps changent et quand John Paul Lepers est arrivé avec son reportage sur Madâme Chirac, les cadres de la chaîne ont eu peur, et ont dit gentiment, mais fermement non. Il ne voulait pas prendre le risque de se faire gronder par la première dame de France, déjà que les relations avec Bernadette n'étaient pas au beau fixe (salauds de Guignols).
Alors, JPL s'en est allé avec ses images sous le bras. Difficile de vendre à une autre chaine ce que Canal avait refusé. C'est bien connu, dans le PAF ont est pas très courageux. Tout aurait pu s'arrêter là. Ce n'est pas la première fois que pour des raisons politiques ou économiques un docu reste dans les tiroirs. Mais JPL est obstiné, et il a des copains qui le sont tout autant. Puisque le film ne pouvait pas être diffusé en télé, il en a fait un livre. Pubié par son pote Guy Birembaum, qui n'est pas le dernier pour mettre les pieds dans le plat, Madâme est sortie en librairie il y a un an. Le pire c'est qu'il s'est vendu. Avec une bonne promo, un excellent bouche à oreille, le bouquin tiré du docu est devenu une référence.
L'aventure aurait pu en rester là. C'était déjà pas mal. C'était sans compter sur l'obstination de JPL. Madâme, le film est devenu un feuilleton sur le blog de Lepers. Les internautes en ont fait un hit. Et le film sort enfin en DVD.
Alors que Paris-Match offre à Bernadette un publireportage pour son départ de l'Élysée, ça fait plaisir de voir qu'il existe encore quelques journalistes qui osent égratigner, n'ont pas peur de déplaire, et ne cèdent pas à la pression. Dommage qu'ils ne trouvent plus leur place sur les grandes chaînes de télé. Et heureusement que l'internet est encore un espace de liberté, et de création.

mardi 10 avril 2007

Isabelle C.

La première fois que j'ai vu Isabelle Carré c'était il y a bien longtemps dans Beau Fixe. Ou plutôt la première fois que j'ai remarqué Isabelle Carré c'était dans Beau Fixe, de Christian Vincent. J'avais dû la voir avant cela dans Romuald et Juliette de Coline Serreau, mais je ne peux pas dire que j'y avais prêté attention. Dans Beau Fixe, elle m'avait marqué, si j'ai oublié toutes les autres actrices de ce film, que je n'ai pas revu depuis sa sortie en salle, je me souviens très bien d'elle. Je ne dirais pas que je suis tombé amoureux d'elle (elle n'est pas mon type, je ne craque pas pour les blondes éthérée, mais plutôt pour les brunes piquantes) , mais j'ai été tout de même sous son charme, son talent.
Puis il y a eu La Femme Défendue, de Philippe Harel, le film est moyen, mais à tout de même une qualité, Isabelle est de tous les plans. 1 h 30 d'Isabelle en vue subjective, un pur bonheur. C'est à ce moment-là que je suis devenu un inconditionnel. Pas obsédé au point d'aller voir tout ses films, mais je guette tout de même ses apparitions cinématographiques. Si je suis allé voir Les Sentiments, c'est pour elle (et aussi Bacri). Si j'ai pleuré à la fin de Se Souvenir Des Belles Choses, c'est à cause d'elle et de son talent. Et ce n'est pas que pour José Garcia que je suis allé voir Quatre Étoiles, mais pour la voir enfin dans un rôle comique, la voir lumineuse, radieuse, irradiant l'écran.
Avec Anna M. elle est de nouveau sur les écrans, pour mon plus grand bonheur. Cette fois-ci, elle a un rôle plus sombre, plus grave. Cette fois-ci encore elle nous donne toute la mesure de son talent, dans ce qui aurait pu être un personnage casse-gueule, caricatural. Elle en fait une femme perdue, à la dérive, et qui quand elle sombre dans la folie ne devient pas ridicule, juste pathétique. La dernière image du film peut soit faire froid dans le dos, soit vous donner espoir. Tout ça juste avec un sourire. Chapeau.

vendredi 30 mars 2007

Autopromo

Ca bouge à Le Village.
Outre mon deuxième épisode de C'Dans les Vieux Pots de cette saison consacré à Destination Danger, la série qui révéla Patrick McGoohan, et lui permit de faire Le Prisonnier, vous pouvez retrouver un dossier très complet sur les 20° RITV, et plein d'articles divers et variés sur les fictions télévisées européennes.
N'hésitez pas à aller faire aussi un tour sur le forum

mercredi 28 mars 2007

B4F

Je ne sais pas vous, mais moi je ne sais toujours pas pour qui je vais voter lors du premier tour le l'élection présidentielle. Ce n'est pas tant la profusion de candidats qui me pose problème, car si je ne sais pas à qui je vais donner mon vote, je sais déjà qui ne l'aura pas, et les 3/4 des candidats n'ont aucune chance de me voir voter pour eux. Mais voilà, parmi les 3 ou 4 qui restent aucun n'arrive à me faire vraiment envie, ou pour parler cru, me faire bander.
Circonstance aggravante pour eux, je me suis replongé dans les premières saisons de The West Wing, les plus flamboyantes, les plus marquantes, les meilleures. Depuis hier j'ai commencé la 4° saison, celle qui place Bartlett en campagne pour sa réélection. Je sais que ce n'est qu'une fiction, que Sorkin est un idéaliste, et que jamais au grand jamais un candidat, un président tel que Jed Bartlett n'a existé, et probablement n'existera. Pourtant, putain quel homme, politique ou tout court. En voilà un dont les discours arrivent à me convaincre de voter pour lui. Je sais que j'ai déjà fait de Joshia Bartlett mon homme de l'année 2006, mais j'enfonce le clou, et j'en fais mon candidat pour cette élection présidentielle. Tant pis s'il est américain et totalement fictif.

mardi 27 mars 2007

En campagne

Il reste moins d'un mois avant le premier tour de l'élection présidentielle. Ce n'est pas un scoop. Il y a quelques années, quand j'avais encore le temps de prendre le temps de lire la presse, je me plongeais chaque jour dans Libé et Le Monde. Aujourd'hui, j'ai vieillis, et je n'arrive plus à lire les petits caractères des journaux. Alors je vais sur le web, et je butine les blogs. Pour ceux qui sont comme moi (myopes et overbooker) voici quelques adresses que je visite régulièrement.
Le Blog de Christophe Barbier: Le rythme des articles n'est pas très soutenu, la photo de Barbier vos sont pesant de cacahuètes, mais le contenu est intéressant.
Domaine d'Extension de la Lutte: Le blog de Guy Birenbaum, le plus engagé, très radical, mais ça fait plaisir dans un monde médiatique tiède.
[Big Bang Blog]: La bande de Arrêt sur Image (Schneidermann, Abiker et la prof de lettre). C'est inégal (pour tout dire je n'aime pas les leçons de la prof), mais bien dans l'esprit de l'émission télé, et assez drôle (surtout les articles de David Abiker)
Jean-Michel Aphatie: En un mot, mon préféré. A lire après avoir écouté l'interview (parce que rien ne remplace l'accent de Jean -Michel). Très bien écrit, avec une pointe d'ironie, et une analyse juste.
Maintenant à vous de vous faire une opinion...

lundi 26 mars 2007

Un petit tour...

Cela fait longtemps que je ne suis pas venu donner mon avis sur un sujet ou un autre en ces pages. Manque de temps, d'inspiration. Tout cela n'a pas vraiment changé (vivement les vacances) mais j'ai juste envie de vous donner à penser avec cette photo.Sans commentaire.

lundi 26 février 2007

Just For Fun

C'est idiot. Ça ne veut rien dire. Et ça me fait rire...

dimanche 25 février 2007

Rendons à...

Devant un la grande famille du cinéma réunit pour l’occasion, et que Valérie Lemercier a une nouvelle fois tentée de dérider avec plus ou moins de succès, mais une belle énergie, les César ont été décernés hier soir au théâtre du Chatelet.
Comme chaque année les commentateurs de tout bord s'ingénieront à faire remarquer que le cinéma populaire (Les Bronzés 3, Camping...) était absent des nominations, que les comédies (représentées par OOS 117, prête-moi ta main, ou Quatre Étoiles) ont été oubliées, que le cinéma populaire a du s’effacer devant le cinéma d’auteur (5 trophées pour Lady Chatterley) ou s’interrogerons sur la nécessité de remettre un César d’honneur à l’acteur étranger en promo (après Will Smith ce fut Jude Law).
Mais le pire n’était pas là. Non ce n’était le discours de Pascale Ferran qui a réussi à plombé l’ambiance avec son intervention interminable. Ce n’est pas non plus la disparition du César du meilleur film européen (après tout la France à dit non au traité établissant une constitution Européenne, et si en plus c’est pour une nouvelle fois le décerner à Almodovar ça pourrait paraître suspect).
Le pire c’est le parrasitage de la cérémonie par le fantôme des 7 d’Or. Bon certes le doc de Karl Zéro est amusant et bien foutu, mais comme l’a justement ait remarqué Michel Royer, il est composé à 100% d’images télé. Elles sont bien montées, le commentaire de Gustin est drôle, mais est-ce que ça mérite d’être considéré comme un documentaire, et de recevoir le premier César dans cette catégorie. Mais bon ce n’est rien à côté du téléfilm qui a reçu le César du meilleur premier film. N’allez pas croire que je n’aime pas la télé, bien au contraire, je me gave depuis mon plus jeune âge de fictions télé. Mais que Je vous trouve très beau, qui n’est pas plus original qu’un téléfilm de France 3, tant par son sujet que par sa réalisation, fasse la nique à 13 Tzameti, vrai première oeuvre originale, forte, prometteuse malgré certains défauts, à Pardonnez-moi oeuvre sincère, radicale, émouvante, marquante, ou à Mauvaise Foi, comédie bien plus inspirée, à tous les niveaux, ça me fait mal au cul. Bien sûr tous les goûts sont dans la nature, et les membres de l'académie des arts et techniques du cinéma ont le droit de voter pour qui ils veulent, et de toute façon il ne faut pas attendre trop d’une institution qui ne reconnaît la comédie populaire et de qualité que quand le réalisateur est mort, comme Gérard Oury, qui a eu droit à bel hommage.
Tous les ans je me dis que je ne regarderais plus, et tous les ans je me fais avoir, je me colle devant mon poste et je peste pendant deux heures. Tant pis pour moi (et en plus je vais regarder les Oscars cette nuit).

lundi 19 février 2007

MW

J’aime beaucoup Martin Winckler. Comme ça c’est clair, et ceux qui ne le supportent pas peuvent passer leur chemin parce que je ne vais dire que du bien de lui.
J’ai découvert MW comme beaucoup de monde en lisant La Maladie de Sachs. Ce livre est devenu l’un de mes préférés, et je le relis régulièrement (tout comme je regarde régulièrement l’adaptation cinématographique avec Albert Dupontel). Comme souvent, quand j’apprécie un auteur je cherche à lire ses autres livres. C’est alors que je me suis aperçu que non seulement il était romancier, médecin, mais qu’en plus comme moi il aimait les séries télé. L’un de ses premiers ouvrages était d’ailleurs consacré à Mission: Impossible.
Depuis La maladie de Sachs j’ai lu tous les livres de MW (à l’exception des ouvrages médicaux), et ça demande du boulot, parce que le bougre écrit beaucoup, des romans bien sûr, mais aussi des documents sur des sujets divers (les séries télés, les super héros, Zorro...) des recueils de chroniques (celles de France Inter (qu’a l’époque j’écoutais chaque matin en me réveillant, et que par jeu je parodiais sur le forum du Sub Espace, parodies qu’il a eues a gentillesse de publier sur son site perso) ou celles d’Arte radio) et des nouvelles.
Dernièrement, après une année 2006 bien calme, il est revenu en librairie avec trois livres, un consacré aux droits des patients (Les droits du Patient, Ed Fleurus) un autre sur ses plaisirs culinaires (À ma bouche, Coll. Exquis d’Écrivains, Ed. Nil) et un troisième sur les séries (Le Meilleur des Séries 2007, Ed Hors Collection). Trois raisons de passer du temps à lire.

jeudi 8 février 2007

Séquence nostalgie

Aujourd’hui tout le monde a oublié qui est John Hugues (en tout cas autour de moi), mais dans les années 80 ce réalisateur américain a connu un certain succès. Avec des comédies pour ado pas bêtes et pourtant transgressives, avec ce qu’il faut de sexe, drogue et rock’n roll, de révolte et de décomplexions. Loin des dernières productions destinées aux teenagers découlant des Américan Pie et autre Scarry Movies, grosses bouses racoleuses sans imagination, sans discours, et au final sans intérêt. Mais en dehors de Weird Science (Une créature de rêves) gros délire à la gloire des geek, ou Ferris Bueller’s Day Off (La folle journée de Ferris Bueller) pochade sympatoche sur la fin de l’adolescence, il fut le réalisateur d’un des meilleurs films sur l’adolescence, son malaise, sa révolte, ses questionnements : Breakfast Club.
En apparence c’est un film pour ado classique, un High School comme un autre, un matin de colle comme les autres, 5 lycéens comme les autres réunis contre leur gré dans cette bibliothèque parce qu’ils ont fait des choses interdites par le règlement. Cela ressemble à n’importe lequel des High Schools movie, ça fait même peur tellement c’est cliché. Dans cette salle de colle, il y a le sportif, le délinquant, la fille populaire, l’intello et la folle. Et même le proviseur buté, borné. Mais les clichés ne sont là que pour souligner le propos du film. John Hugues dépasse vite cette vision stéréotypée de la jeunesse. Il pose le doigt là où ça fait mal, il décortique le mal-être de ces jeunes, qui sous leur masque sont tous les mêmes, souffre de la même façon, subissent la vie qu’on leur propose, impose, la seule différence c’est la façon dont ils y répondent. L’intello trompe ses parents en ramenant des bons résultats, le sportif répond aux attentes de son père en restant un champion, la folle garde les autres à distance par son excentricité pour éviter de parler, de se dire, la reine du bal n’existe que par son apparence, et le délinquant est le seul à oser afficher sa rébellion.
Petit à petit ces cinq ados qui n’avaient à priori rien à faire ensemble vont apprendre à se connaitre, profiter de ce temps pour enfin se raconter, confier leurs tourments, en rire, en pleurer, laisser un moment tomber les masques, même s’ils ne sont pas dupes et qu’ils savent qu’après ce moment privilégié il faudra qu’ils les remettent, ils auront au moins dans les couloirs du lycée des complices, des bouées de secours: les autres membres du Breakfast Club.

lundi 5 février 2007

On ouvre

Ça y est Le Village a ouvert ses potes. Le nouveau site du réseau du FLT consacré à la fiction européenne est en ligne depuis quelques heures. Allez y faire un tour, il y a plein de bons articles (et pas seulement le mien sur The Monty Python Flying Circus).

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