mercredi 27 juin 2007

Des mots pour le dire

J'ai découvert tout récemment, par le plus grand des hasards, lors d'une visite, lors d'une flânerie dans une librairie, une collection de petits livres qui tourne autour des mots pour mieux les cerner. Cette série de livres à un joli titre, qui a lui tout seul mérite que l'on les ouvre: "Le Goût des mots".
Qu'ils se penchent sur l'origines des expressions(L'habit de fait pas le moine de Gilles Henry), s'amuse des synonimes (Un bouquin n'est pas un livre de Rémi Bertrand), s'amuse des mots, de leur sonorite et incongruité (Les mots qui me font rire de Jean-Loup Chiflet), remonte la généalogie des mots (Motamorphoses de Daniel Brandy) ou plonge avec délices dans les anciennes éditions du Larousse pour en extraire des perles (Que Faire des crétins de Pierre Enckell) ces livres sont un vrai bonheur pour qui aime les mots. Ils s'ouvrent au hasard, on y picore un passage comme on piocherais dans un bocal d'olives, un paquets de cacahuètes, et il est difficile de les reposer. Comme il est difficile de s'arrêter de se gaver d'olives, ou de cacahuètes.

mercredi 20 juin 2007

Pour Alain

Parce que je suis un gars bien, parce que je sais ce que c'est de perdre des élections (je me suis fait moi-même battre à celles des délégués du personnel), parce que je ne suis pas de ces journalistes qui se repaissent du malheur des autres, je vais aider le malheureux Alain Juppé qui a vraiment la lose en ce moment (et le moment dure depuis tout de même quelques années), en lui donnant un bon conseil : rien de vaut une bonne comédie pour oublier ses soucis.
Je vais même faire mieux et lui proposer deux comédies, qui ont pour point commun de me faire pisser de rire. Il n'y a donc pas de raisons qu'il n'en soit pas de même pour l'ex numéro deux du gouvernement Fillon 1.
D'un côté une valeur sûre de la comédie US, et donc méprisée en France où elle sort direct-to-video, Ricky Bobby avec le génialissime Will Ferrell. Jamais aussi bon que dans les rôles de crétins à l'égo surdimensionné (voir Présentateur Vedette) Will compose un pilote de course talentueux, mais bas de plafonds, entouré d'une famille tout aussi crétine. Il se retrouve en compétition avec un français homo et dandy interprété pare le non moins excellent Sasha Baron Cohen (Borat). Vous pouvez deviner ce que ce mélange peut donner en matière de grosse déconne, délire ne tout genre, et gag bien lourd. C'est jouissif, mais pas complètement idiot non plus, puisque comme souvent il y a un second niveau de lecture, une charge contre l'Amérique consumériste, repliée sur elle-même, sur les idées reçues des Texans républicains, et bien entendu sur l'administration Bush dans ses excès.
De l'autre une petite perle des années 70 au titre évocateur: Les vécés étaient fermés de l'intérieur. Le premier film de Leconte, avant qu'il ne se fasse connaitre grâce aux Bronzés. Adaptation des aventures de Bougret et Charolle, les enquêteurs créés par Gotlib dans sa Rubrique à Brac, et dont il a lui-même signé le scénario. Monument de l'absurde, du n'importe quoi, du non-sens à la française. Film mal aimé, parce que, c'est vrai, un peu brouillon, très maladroit, mais oh combien sincère et qui donc mérite d'être redécouvert dans une édition DVD collector, avec bonus à la hauteur du film (voire le dépassant).
Je ne garantit pas que ces deux DVD soient 100% écolo, mais le rire qu'ils provoquent est lui 100% bio.
Pas la peine de me remercier Alain, tout le plaisir est pour moi.

lundi 18 juin 2007

Arrêt, tout court

Je ne vais pas dire que c'est mon émission préférée, même si je la regardais tous les dimanches. Souvent je m'énervais devant mon écran de télé devant les donneurs de leçons qui s'asseyaient autour de la table de Schneidermann, sur le ton professoral de certains chroniqueurs, mais bon, comme je l'ai dit, tous les dimanches je regardais. Pourquoi ? Parce que c'était une des dernières émissions qui critiquaient les médias, qui osait poser des questions, qui tentaient de décrypter les stratégies médiatiques des hommes et femmes politiques, là où la plupart des autres chaînes se contentent de servir la soupe, d'ouvrir grand l'antenne, de faire du publireportage.
Alors d'apprendre que c'est fini, ça fait chier. Peut être pas autant que si l'on annonçait la fin de 7 jours au Groland, mais quand même. Fin d'un espace de liberté, fin d'un espace de mauvaise foi, fin d'une émission intelligente. Et c'est ça surtout qui me fait mal. C'est une émission intelligente qui s'en va. Une émission qui fait travailler le cerveau, et ne se contente pas de le mettre en disponibilité pour Coca-Cola (et accessoirement les discours politiques de la majorité présidentielle). Ils ne sont plus nombreux ces programmes. Il doit être possible de les compter sur les doigts d'une seule main. Et j'ai l'impression de perdre des doigts.

dimanche 17 juin 2007

Chronique du Front de la Connerie

Il y a bien longtemps, du temps où Jimmy s'appelait encore Canal Jimmy, où l'antenne s'habillait de chrome, où de belles Américaines traversaient l'écran, conduite par d'encore plus belles femmes, au son d'un solo de guitare, bref il y a bien longtemps, il y avait sur cette chaîne du câble une chronique que je ne ratais jamais : « Chronique du front de la connerie ». Presque tout était dans son titre. Philippe Alfonsi, qui en était la voix et la plume, semaine après semaine, traquait les infos insolites, les news étranges, les entrefilets dont personne ne parlait, mais qui révélaient à quel point notre monde marche sur la tête. Dans un style impeccable Alfonsi démontait ces petits morceaux d'actualité, les tournait en ridicule, ou plus exactement tournait en ridicules les acteurs de ces faits divers. J'aurais bien aimé que cette chronique existe encore pour entendre ce qu'aurait eu à dire Alfonsi de l'annonce des recherches de l'armée américaine sur une "bombe gay".
Donc le Pentagone, où les cerveaux ne manquent pas, à décider de se lancer dans l'étude d'une bombe chimique qui rendrait les soldats adverses gay. Lors d'un brainstorming, un petit malin a lâché: "Et si les soldats adverses étaient homos, ils se jetteraient les uns sur les autres sauvagement afin d'assouvir leurs pulsions sexuelles dégoûtantes. Ça nous faciliterait la tâche à nous, bons soldats hétéros américains." Il y a fort à parier qu'au début il s'est dit que ça ferait bien rire autour de la table, et que l'on passerait à autre chose. Mais les généraux, amiraux et autres hauts gradés autour de la table, ont pris la remarque au sérieux, et se sont dit: "Bon sang, mais c'est bien sûr, pourquoi n'y avons-nous pas pensé avant. Non seulement cela nous donnerait un avantage tactique, mais en plus ça redorerait notre blason auprès des redneck qui seraient ravis de nous voir casser du pédé." Le projet fut donc lancé. Les labos se mirent au travail à la recherche de la formule chimique de l'homosexualité.
Malheureusement, après des mois de dur labeur, le projet fut abandonné. Et accessoirement révélé dans la presse. Les associations gay ont eu vite fait de monter au créneau pour dénoncer une telle entreprise. Ce n'est pas tant qu'elles soient choquées que les militaires pensent que l'on puisse induire l'homosexualité chimiquement, ou que les gays ne sont pas capable de dominer leurs pulsions, mais du fait que les pontes du Pentagone aient pensé que les gays ne soient pas des militaires comme les autres, qui préfèrent faire la guerre pas l'amour.
A bientôt pour des nouvelles du front de la connerie, un front où nul n’est à l'abri, ni vous, ni moi.

lundi 11 juin 2007

Monochrome

C'est étrange comme j'ai l'impression, depuis quelques temps, de vivre dans une toile de Klein.Ceci n'est pas l'assemblée Nationale Française (quoique)

mardi 5 juin 2007

And now for something completly qui fait plaisir

Je n'osais plus y croire. Je l'espérais depuis longtemps, et enfin je l'ai. The Monty Python Flying Circus en DVD (avec sous-titres français, parce que même si je me débrouille en anglais, je ne pensais pas pouvoir suivre les délires de cette bande d'allumés sans l'aide de quelques sous-titres).
Qu'elle ne fut pas ma joie de découvrir en flânant dans les allées de ma FNAC, ces coffrets en import direct de la perfide Albion. Sans attendre une seconde j'ai mis deux des trois coffrets dans mon panier, et me suis dirigé prestement vers la caisse (en employant une marche stupide homologuée par le ministère du même nom). Une fois rentré à mon logis, j'ai glissé la galette dans mon lecteur DVD, et suis monté au 7° ciel en entendant le générique de cette émission mythique (qui fut le sujet de mon premier article pour Le Village, un peu d'autopromos ne fait pas de mal).
J'avais l'intention de regarder l'intégralité du DVD, mais après deux épisodes j'ai dû faire une pause pour soulager mes zygomatiques. 30 ans après les sketches de Cleese, Jones, Idle, Chapman, Palin, et Gilliam, n'ont rien perdu de leur capacité à me faire mourir de rire (bon il y a 40 ans je n'étais pas né, mais c'est tout comme). En plus, les copies sont superbes pour un programme de cet age.
Nobody expects the Spanish Inquisition,

lundi 4 juin 2007

Un foie, deux reins...

... et un cerveau, au moins une bonne raison de ne pas regarder les émissions de télé-réalité racoleuse.
Vous avez sans doute entendu parler la semaine dernière de ce programme de télé réalité néerlandais au cours duquel une femme atteinte d'un cancer en phase terminale allait choisir entre plusieurs candidats à la greffe celui qui allait recevoir un de ces reins. Les médias français, et internationaux, se sont fait largement le relai de cette émission, en criant plus ou moins fort au scandale, au voyeurisme, au chantage émotionnel.
Toute l'émission s'est déroulée selon le principe d'une bonne émission de télé-réalité, avec élimination des candidats, portraits tire larme, émotion facile, jusqu'a ce que le présentateur dévoile la supercherie. Il y eut le couplet sur le don d'organe, mais les candidats à la greffe sont repartis sans le rein promis, puisque seule la « donneuse » était dans le coup.
Pas un journaliste n'a mis en avant la possibilité que cela soit un vaste canular. Pas une n'a remis en question le fait qu'une telle émission puisse naitre dans le cerveau d'un homme de télé, et qu'il soit accepté par un directeur des programmes. La télé est allée tellement loin dans le voyeurisme, dans l'indécence, que plus rien ne puisse choquer.

lundi 28 mai 2007

Humain, tout simplement

En moins d'une semaine, merci Cannes, j'ai été ému par deux films. Après Les Chansons D'amour (malheureusement absent du palmarés), je suis allé voir Le Scaphandre et Le Papilllon. Adapté du livre de Jean-Dominique Bauby, le film de Julian Schnabel nous offre un portrait d'un homme entier, bien que réduit à presque rien, juste le battement d'un paupière. Evitant la complaisance, et les effets facile, porté par Amalric, impressionnant dans son incarnation de Bauby, voix off omniprésente, habité par les femmes qui gravitent autour de cet homme exceptionnel, orthophoniste, infirmières, ex, et surtout rédactrice, il est impossible de ne pas être ému par ce film, par cette histoire, par cette évocation toute en finesse des derniers jours d'un homme enfermé dans son propre corps. Il y aurait tant à dire, tant à écrire, mais pour moi, l'essentiel est dans une phrase: "Il faut vous accrocher à l'humain qui est en vous."
voilà, les films, les livres, les fictions en général, doivent s'accrocher, nous parler de l'humain.

mercredi 23 mai 2007

Clic-clac


Il n'est pas beau notre nouveau président. Un peu raide sans doute. Un peu tendu aussi. Est-ce dû au costume ? Lui qui s'affiche en tee-shirt et short lors de ses joggings médiatiques. Ou alors la bibliothèque. Ça change du yacht.

On connait la chanson

Les temps sont durs. Ils ne sont pas nombreux les motifs de satisfaction. Le temps du début du mois de mai est pourri, ce qui a gâcher tous les jours fériés de ce printemps, à croire que l'arrivée d'un nouveau président prônant la remise au travail des Français à eu une influence sur la météo. Le nouveau gouvernement ne nous apporte pas plus de joie, et comme je ne veux pas faire de ce blog une tribune politique je ne commenterais pas sa composition, du retour de Juppé aux affaires (après son départ pour d'autres affaires), la présence du « traitre » Kouchner, le ministère de l'Immigration, l'intégration et l'identité nationale, bref sans rentrer dans les détails un vrai gouvernement qui inspire la joie de vivre.
Heureusement qu'il reste le cinéma, et le film « Les Chansons d'Amour » en particulier. Je sors tout juste de la salle, et je suis encore sous le charme de ce film. C’est une petite bulle de légèreté et de gravité, de joie et de tristesse, d'amour et de mort. C'est, comme le titre l'indique, une histoire d'amour. Plusieurs histoires d'amour. C'est aussi une histoire de deuil. C'est un film chanté aussi. Pas une comédie musicale, pas un film en chanté comme ceux de Demy. Non un film traversé par des chansons. Des chansons d'amour, bien sûr. Mais pas que. Ou si, que. Parce que toutes les chansons sont des chansons d'amour. Ce sont celles dont on se souvient, celles qui nous accompagnent, que l'on soit amoureux, ou qu'on ne le soit plus. Ce sont celles qui aussi nous soutiennent dans les moments difficiles. Celles que l'on aime à fredonner les jours de cafards.
Ce film sera comme ces chansons d'amours, un film qui fait du bien, en nous parlant de choses qui font mal. Un film qui vous donne le sourire, après vous avoir arraché le coeur. Un film qui donne envie d'être amoureux. Et forcement de chanter les chansons qui vont avec.

lundi 21 mai 2007

Un peu de culture...

La vocation de ce blog n'étant d'être une tribune politique, ou politisante, revenons donc à l'essentiel. Parlons donc d'un film pour changer, et du Parfum en particulier.
Lors de sa sortie en salle, je n'étais pas allé le voir. La faure à de mauvaises critiques, un manque de temps, et de motivation. Je n'avais pas lu le livre, ce qui n'est pas une mauvaise chose, rarement je trouve à mon goût les adaptations des romans que j'ai lu et aimé (seule exception peut être La Maladie de Sachs), et le film ne me disait rien. J'ai eu tort. Grace soit rendu à Yannick Dahan, qui dans un numéro récent de Opération Frisson, a fait un excellente critique du film, mettant en avant toutes les qualités cinématographiques de l'oeuvre de Tom ?. Empruntant à plusieurs genres, et les investissant avec respect et talent. Ce film est une adaptation au meilleur sens du terme, il ne se contente pas de poser des images sur le texte de Patrick Suskin, mais de faire de l'oeuvre littéraire une vraie ouevre de cinéma, utilisant l'image, le montage, la bande son pour créer de l'émotion, du sens. La Parfum est l'oeuvre d'un cinéaste qui possède pleinement son outil, ne cherche pas à bluffer par une mise en scène tape à l'oeil, respecte le livre tout en le dépassant. Il n'y a pas une image en trop, une ligne de voix off superflue, un dialogue redondant.
La Parfum est un grand film, honteusement oublié lors de sa sortie (et par moi en premier lieu) qui mérite d'être redécouvert en DVD.

mercredi 16 mai 2007

Au revoir Président

Monsieur Chirac, je ne sais pas si je vais vous regretter, mais une chose est sûre, il me tarde déjà que votre remplaçant dans la fonction présidentielle fasse ses valises. Je sais que ce n'est pas bien de juger à priori, mais jusqu'à présent je ne peux pas dire que je l'ai apprécié dans ses diverses fonctions.
Mais revenons-en à vous. Après 40 ans de vie politique, vous partez en retraite. Ministre sous Pompidou, deux fois premier ministre, maire de Paris, puis deux fois élu Président de la République, on peut dire que vous avez souvent connu les ors de la République et ses palais (à tel point que depuis 40 ans vous avez plus souvent dormi chez nous que chez vous). Vous faites un peu partie des murs, et de la famille. Vous êtes ce grand oncle un peu gaffeur (la dissolution, les essais nucléaires), un peu raciste (le bruit et l'odeur), qui nous fout un peu la honte dans les réunions familiales, mais qu'on aime bien quand même, à cause d'un je ne sais quoi de sympathique, une façon de savoir dire merde (à Bush notamment), et parce que, comme moi vous n'aimez pas trop ce cousin turbulent, qui veut tout, tout de suite, et qui a réussi à prendre votre place en bout de table.
Vous partez donc, et c'est maintenant que les ennuis commencent. Pas seulement judiciaires. Mais pour la première fois depuis 40 ans vous n'avez plus rien à conquérir, plus d'élections à gagner, plus rien d'important sur votre agenda (à part les réunions du Conseil Constitutionnel dont vous êtes membre de droit, mais si c'est pour retrouver un autre de vos ennemis de toujours, Valery Giscard D'Estaing, je comprends que cela ne vous enthousiasme pas). Il va falloir que vous appreniez à vous ennuyer. Ce n'est pas facile pour un homme d'action. Cela peut être fatal. Mais le pire ce sera tout de même de réapprendre à vivre avec Bernadette. Et pour ça je vous plains.
Donc vous partez Monsieur le Président, il y a toujours un peu d'émotion dans les départs, un peu de nostalgie aussi. Même si je n'ai voté qu'une fois, et à contrecœur, j'ai envie de vous dire bon vent, bon courage, et bonne retraite.
Et surtout la santé.

mardi 15 mai 2007

N'a pas votée

C'est une info qui n'a pas grande importance. C'est une info qui n'aurait pu être qu'une anecdote de cette campagne. C'est une info qui aurait pu faire un sketch des Guignols. Mais voilà, cette info ne devait pas être une info. Et c'est ce qui en fait tout l'interet aujourd'hui.
Donc Cécilia Sarkozy n'a pas voté le 6 mai dernier. Des journalistes du JDD en épluchant les listes d'émargement on découvert que l'épouse du futur président fait partie des 14% d'abstentionnistes du second tour de l'élection présidentielle. Fort logiquement ils ont pensé que ça ferait un bon petit article avec un titre tout trouvé: "Cécilia n'a pas voté Sarko." Cette info ne va pas changer la face du monde, mais elle mérite d'être publiée et de s'interroger sur l'image qu'elle donne de la future "1er dame de France" qui n'a pas pris la peine de se déplacer pour donner le change (si elle ne voulait pas voter pour son mari, c'est son droit le plus absolu, mais au moins pour la galerie elle pouvait voter blanc). Ils n'ont pas pensé à un détail, le JDD fait parti des journaux du groupe Lagardère. Résultat, l'article passe à la trappe. Tout aurait pu en rester là.
Sauf qu'il y a internet. Le nouveau site Rue89 a vent de la censure, et sort l'info. La double info maintenant, l'abstention de Cécilia, et la présumée pression de Lagardère sur le JDD pour étouffer cela. Le site est victime de son scoop. l'info est relayée un peu partout. Impossible de ne pas en parler dans les "grands" médias.
Après le limogeage du patron de Paris Match suite à la publication de photos de cécilia avec son mec du moment ou la mise au pillon de la biographie de la même Cécilia, il ne doit pas faire bon enqueter sur le couple présidentiel.
Heureusement il reste la voix du net, qui peut encore faire sortir des info, même anecdotiques.
P.S. Puisque l'on n'est pas à un vote "étrange" prés, je viens d'apprendre grace au blog de Jean-Michel Aphatie que Mmme Jospin a voté Sarkozy. Les hommes de pouvoir devraient se méfier de leurs femmes. Bientôt on va nous dire que Bernadette en 88 a voté Mitterrand, et en 95 Jospin.

lundi 14 mai 2007

La guerre des roses

À peine le second tour de l'élection présidentielle passé, et le goût amer de la défaite effacée (il n'a pas fallu longtemps puisque Ségolène Royal est apparue tout sourire à 20h02, façon de rattraper le retard qu'elle avait pris lors du premier tour) les éléphants du P.S. se sont mis en ordre marche, non pas pour les prochaines élections législatives, mais pour la reprise en main du parti. D.S.K. à critiqué, et continu à critiquer la ligne du P.-S. et se dit disponible pour participer à la réforme sociale-démocrate. Fabius se porte volontaire pour ramasser le drapeau de socialisme tombé (mis) à terre après la défaite de Royal. Ségolène lance déjà une OPA sur la candidature de 2012. Emmanuelli hésite à lancer son propre parti. Seul Hollande ne dit rien, ne fait rien, et en cela reste égal à lui même. Sans doute a-t-il déjà compris qu'il avait perdu tout espoir de relancer sa carrière politique déjà bien en panne (quoiqu'en politique personne n'est jamais mort.)
Ce spectacle n'est pas des plus réjouissant pour "le peuple de gauche" déçu de voir Sarko se pavaner un peu partout avant d'enfiler pour 5 ans (au moins) les habits présidentiels. La route est longue jusqu'à la prochaine élection présidentielle, mais ce début de parcours laisse présager du pire pour la suite, et à moins d'une vraie révolution, la droite n'a pas de soucis à faire pour la suite.

mardi 8 mai 2007

100% des gagnants...

Bon, moi au début je ne voulais pas en parler. C'est vrai, ce n'est pas un blog politique. Mais que voulez-vous ? Il m'agace déjà, alors qu'il vient juste d'être élu, et qu'il n'est pas encore en fonction. Ce n'est pas le retour de Johnny (qui se paie le luxe de couper la parole à Fabius pour balancer trois platitudes), ni Mireille Mathieu que l'on a ressorti de la naphtaline, ou Steevy dont la bêtise n'est pas nouvelle.
Ce qui m'agace le plus c'est d'une part le discours qui ressemblait à celui d'un gagnant d'un César (il est même allé dîner au Fouquet's après) et son attitude de rock star place de la Concorde.
Ce qui m'agace c'est qu'il se comporte comme un gagnant du loto: dîner déjà cité, nuit dans un palace, jet privé, yacht de 60 mètres, vacances à Malte. C'est donc ça la France d'après, la France qui se lève tôt. C'est donc ça le tout est possible de son slogan de campagne.
Au fait qui a payé tout ça ? Le candidat élu ? Le parti ? Nous ?
Et qui ose poser la question aujourd'hui ?

vendredi 27 avril 2007

Prévention

Cela n'a l'air de rien, mais c'est un bon indicateur de la société dans laquelle nous vivons. Depuis quelques semaines les publicités vantant les mérites des produits agro-alimentaire sont accomapgnés de messages de prévention ou d'incitation. La réclame pour un soda est accompagnée d'un déroulant incitant à pratiquer une activité sportive régulière. Celle pour des biscuits se termine par un message nous reccomandant de manger des fruits et légumes frais. Il nous est précisé lors d'un spot pour une barre chocolaté qu'il n'est pas bon de manger trop sucré ou trop gras.
Après avoir fait inscrire des messages de prévention sur les paquets de cigarettes, et en beaucoup moins gros sur les bouteilles d'alcool (ceci pour ne pas s'alliéner le lobby des viticulteurs), voila que ce sont des produits alimentaires qui sont montré du doigt, nuisibles qu'ils sont pour notre santé.
Dans cette logique je conseille d'aposer sur les bouteilles d'eau le message suivant: "Boire fait pisser", sur les livres: "Penser par soi même fait mal à la tête", et peut être qu'en dernier recours, si nous ne saisissons pas tous les risques qui nous entourent, il faudra tatouer sur chacun de nous: "Vivre Tue".

mercredi 18 avril 2007

Anniversaire

Le 18 avril 1988 Pierre Desproges est mort d'un cancer, Etonnant, non ?
En cette date tristement anniversaire, laissons lui la parole (d'outre tombe)
"Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d’entraînement, on peut arriver à en faire des militaires."
Fonds de tiroir
"Les imbéciles n'ont jamais de cancer. C'est scientifique."
Almanach
"Si c'est les meilleurs qui partent les premiers, que penser des éjaculateurs précoces."
Fonds de tiroir
"Moi, j'ai pas de cancer, j'en aurai jamais je suis contre."
Almanach
"S'il n'y avait pas la science, malheureux cloportes suintants d'ingratitude aveugle et d'ignorance crasse, s'il n'y avait pas la Science, combien d'entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans ?"
Texte de scène
Plus de citations sur le site officiel

lundi 16 avril 2007

Généri(k)

Il y a bien longtemps, sur un site aujourd'hui fermé, j'écrivais un article pour regretter l'absence d'écrits sur les séries télés. Je déplorais la disparition des deux magazines de références sur le genre, et le peu de livres se penchant avec intelligence sur le sujet. Certes, il n'y a pas beaucoup d'ouvrage consacrés aux séries (même si Les Meilleur des Séries 2007 est sorti en début d'année) mais en ce qui concerne la presse, les choses bougent.
Depuis février Générique(s) propose chaque mois un regard intéressant sur le monde des séries, melant actu, dossier, analyse. Magazine "haut de gamme", à la mise en page très classe, et au contenu iconographique de qualité, l'arrivée de cette revue a été une agréable surprise. D'abord disponible uniquement sur abonnement, et en version numérique, il est pour son troisième numéro disponible en kosque.
Trois ans après la mort d'Episode, Alain Carrazé se relance dans l'aventure avec Episodik. Trimestriel, ce magazine à une ligne éditoriale ambitieuse: décrypter l'influence que peuvent avoir les séries télés sur note vie. D'aspect plus "cheap" (il faut vraiment changer de maquette, et de couverture), il n'en propose pas moins un contenu de qualité.
Deux publications qui se démarquent de la presse pour ado qui traite des séries, ça fait plaisir.

jeudi 12 avril 2007

Pot de départ

Au départ il y a un documentaire refusé par Canal. Il fut une époque où la chaîne cryptée avait plus de couilles, mais les temps changent et quand John Paul Lepers est arrivé avec son reportage sur Madâme Chirac, les cadres de la chaîne ont eu peur, et ont dit gentiment, mais fermement non. Il ne voulait pas prendre le risque de se faire gronder par la première dame de France, déjà que les relations avec Bernadette n'étaient pas au beau fixe (salauds de Guignols).
Alors, JPL s'en est allé avec ses images sous le bras. Difficile de vendre à une autre chaine ce que Canal avait refusé. C'est bien connu, dans le PAF ont est pas très courageux. Tout aurait pu s'arrêter là. Ce n'est pas la première fois que pour des raisons politiques ou économiques un docu reste dans les tiroirs. Mais JPL est obstiné, et il a des copains qui le sont tout autant. Puisque le film ne pouvait pas être diffusé en télé, il en a fait un livre. Pubié par son pote Guy Birembaum, qui n'est pas le dernier pour mettre les pieds dans le plat, Madâme est sortie en librairie il y a un an. Le pire c'est qu'il s'est vendu. Avec une bonne promo, un excellent bouche à oreille, le bouquin tiré du docu est devenu une référence.
L'aventure aurait pu en rester là. C'était déjà pas mal. C'était sans compter sur l'obstination de JPL. Madâme, le film est devenu un feuilleton sur le blog de Lepers. Les internautes en ont fait un hit. Et le film sort enfin en DVD.
Alors que Paris-Match offre à Bernadette un publireportage pour son départ de l'Élysée, ça fait plaisir de voir qu'il existe encore quelques journalistes qui osent égratigner, n'ont pas peur de déplaire, et ne cèdent pas à la pression. Dommage qu'ils ne trouvent plus leur place sur les grandes chaînes de télé. Et heureusement que l'internet est encore un espace de liberté, et de création.

mardi 10 avril 2007

Isabelle C.

La première fois que j'ai vu Isabelle Carré c'était il y a bien longtemps dans Beau Fixe. Ou plutôt la première fois que j'ai remarqué Isabelle Carré c'était dans Beau Fixe, de Christian Vincent. J'avais dû la voir avant cela dans Romuald et Juliette de Coline Serreau, mais je ne peux pas dire que j'y avais prêté attention. Dans Beau Fixe, elle m'avait marqué, si j'ai oublié toutes les autres actrices de ce film, que je n'ai pas revu depuis sa sortie en salle, je me souviens très bien d'elle. Je ne dirais pas que je suis tombé amoureux d'elle (elle n'est pas mon type, je ne craque pas pour les blondes éthérée, mais plutôt pour les brunes piquantes) , mais j'ai été tout de même sous son charme, son talent.
Puis il y a eu La Femme Défendue, de Philippe Harel, le film est moyen, mais à tout de même une qualité, Isabelle est de tous les plans. 1 h 30 d'Isabelle en vue subjective, un pur bonheur. C'est à ce moment-là que je suis devenu un inconditionnel. Pas obsédé au point d'aller voir tout ses films, mais je guette tout de même ses apparitions cinématographiques. Si je suis allé voir Les Sentiments, c'est pour elle (et aussi Bacri). Si j'ai pleuré à la fin de Se Souvenir Des Belles Choses, c'est à cause d'elle et de son talent. Et ce n'est pas que pour José Garcia que je suis allé voir Quatre Étoiles, mais pour la voir enfin dans un rôle comique, la voir lumineuse, radieuse, irradiant l'écran.
Avec Anna M. elle est de nouveau sur les écrans, pour mon plus grand bonheur. Cette fois-ci, elle a un rôle plus sombre, plus grave. Cette fois-ci encore elle nous donne toute la mesure de son talent, dans ce qui aurait pu être un personnage casse-gueule, caricatural. Elle en fait une femme perdue, à la dérive, et qui quand elle sombre dans la folie ne devient pas ridicule, juste pathétique. La dernière image du film peut soit faire froid dans le dos, soit vous donner espoir. Tout ça juste avec un sourire. Chapeau.

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