Pour commencer cette année 2008, une nouvelle fois bonne année à tous, quoi de mieux que de rependre un peu de CFC ? Cela faisait longtemps que je n'avais pas pris la peine de pointer du doigt les conneries de notre monde contemporain.
Comme souvent ces derniers temps il ne faut pas chercher bien loin pour trouver de quoi alimenter un billet de ce blog, et il suffit de se tourner vers notre très cher hyperprésident. Sa dernière idée : noter les ministres. Il ne lui suffit plus de les garder dans son ombre, il faut maintenant qu'il leur mette une note. Ou plutôt qu'une agence privée leur mette une note. Sur le principe, le fait que les ministres de la République rendent des comptes n'est pas mauvais, mais dans les faits les ministres n'ont pas de compte à rendre qu'aux citoyens, et donc à leurs représentants élus, les parlementaires. C'est d'ailleurs leur rôle, demander des comptes au gouvernement, à travers les questions au dit gouvernement, et les diverses commissions de l'Assemblée Nationale.
La décision de notre Hyperprésident n'est qu'une nouvelle démonstration de sa toute-puissance, et une insulte faite à l'Assemblée Nationale.
Au-delà de cet affront, il faut aussi se pencher sur les critères de ces évaluations. Le ministre de la Culture sera jugé sur la fréquentation des musées et la part de marché du cinéma français. Comme si le ministre était responsable de la fréquentation des salles de cinéma, et de l'attrait des musées. Le ministre des Affaires étrangères sera noté sur l'assiduité des autres ministres aux conseils des ministres européens. Est-ce que le ministre de la Santé sera noté en fonction du nombre de rhume et de la température anale moyenne des citoyens ? Le ministre de la défense en fonction du nombre de pompes effectué par les soldats ? Et le ministre de l'immigration et de l'identité nationale en fonction du nombre d'expulsions ? Oups, pour ce dernier point c'est le cas...
À bientôt pour des nouvelles du front de la connerie, un front où nul n'est à l'abri, ni vous, ni moi
samedi 5 janvier 2008
CFC #10
mardi 1 janvier 2008
dimanche 30 décembre 2007
Bilan #5: Madame
Non, je ne vais pas de nouveau parler de Madâme, le film documentaire de JP Lepers sur Bernadette, c'est d'une vraie dame qu'il va être question, une vraie Dame qui nous annonce qu'elle va se retirer de la vie publique, juste au moment où cette vie publique est de plus en plus occupée par le strass, les paillettes, le bling-bling alors que nous avons besoin de réflexion, d'honnêteté, et de valeurs autres que monétaires. Donc, après avoir publié sa biographie Mme Simone Veil, puisque c'est d'elle qu'il s'agit et elle qui est ma femme de l'année en dépit de son soutien à Nicolas Sarkozy, donc Mme Veil, sans doute fatiguée par la médiocrité de la vie politique française, à décidé de s'en aller prendre une retraite bien méritée. Qui pour la remplacer, qui pour incarner cette morale politique, ce sens de la justice, de l'humanité, du respect de l'autre, et de la politique au service du peuple dans son entier ? Quelqu'un a une réponse ?
Difficile de trouver une transition avec la suite de ce billet. Alors, plongeons sans détour dans l'ultime catégorie de ce palmarès. Mon homme de l'année est... le geek. Depuis l'invention du geek, il n'aura jamais été autant mis en avant. Dans les séries de la rentrée (Chuck, The Big Bang Theory) il n'est plus un simple faire-valoir, mais le personnage central, voire le héros. Dernièrement un doc a été consacré à cette espèce, cette tribu, cette caste. Le geek sous presque toutes ses formes est en train de prendre de plus en plus de place, pour le meilleur et pour le pire.
samedi 29 décembre 2007
Bilan #4: D'oh !
Pas besoin d'en dire plus pour que vous compreniez que je vais parler de Les Simpsons, et même que je vais faire de Les Simpsons, le film, mon film de l'année. Oh, j'entends déjà les tenant du cinéma d'auteur, de la qualité française, de l'Art, se plaindre de mon choix. Les Simpsons, le film, film de l'année, quelle honte. Un dessin animé, qui plus est adapté d'une série télé, film de l'année, de qui se moque-t-on. Je comprends qu'après avoir parlé en ces pages de films comme Les chansons d'amour, Le scaphandre et le papillon, Hot Fuzz et je ne sais plus quoi, faire de Homer et se famille les récipiendaires du titre de film de l'année peut surprendre. Mais cette année c'est devant ce film que j'ai le plus ri, c'est la chanson de ce film (Spider-pig) qui m'est resté le plus longtemps dans la tête, et c'est le DVD de ce film que j'attends le plus. Alors oui, c'est un dessin animé, oui c'est une grosse comédie, oui c'est une adaptation de série, mais je fais ce que je veux, et en plus ce n'est que mon avis.
Je pourrais me faire pardonner en choisissant un film en DVD plus "culturel", un film plus "intellectuel", un film plus classe. Oui je pourrais, mais je ne vais pas le faire. Ceux qui viennent régulièrement, merci à eux, savent à quel point j'aime les films avec Will Ferrell, ceux réalisés par Judd Apathow, et de façon générale les nouvelles comédies américaines. Il me parrait donc logique d'attribuer le titre de film à moi de l'année à Super Bad et Knocked Up deux comédies qui n'ont pas eu droit aux honneurs des écrans de cinéma français et me sont parvenus par DVD directement des USA. C'est bien triste de devoir aller chercher outre-Atlantique des DVD, à la nage en plus. Mais l'effort vaut le coup. Deux comédies non seulement très drôles, c'est un minimum que certaines comédies françaises ne remplissent pas, mais en plus pertinentes, grossières sans être vulgaires, et qui disent des choses sur la société, que demander de plus...
vendredi 28 décembre 2007
Bilan #3: Les hiboux ne sont pas ce que l'on pense
Troisième partie de ce bilan consacré aux séries télés.
Pour commencer ma série de l'année. Le choix fut difficile cette saison, tant le nombre de séries de qualités à m'être passé sous les yeux fut important. Que ce soit Dexter, Deadwood, Friday Night Lights, Doctor Who... mais si je ne devais en garder qu'une ce serait Rome.
Déjà la première saison de cette série, qui nous contait l'ascension de Jules César, jusqu'à son assassinat, était passionnante, alors que nous connaissons tous plus ou moins cette Histoire, tout le talent des scénaristes était de mêler le grand et le petit de l'Histoire, de mettre en parallèle le peuple, les anonymes, et les puissants, ceux dont le nom est resté dans les livres. Dans la seconde saison, qui fait suite directe à la mort de César, et va jusqu'au triomphe de Auguste, en passant par les amours de Marc-Antoine et Cléopatre, Rome devient encore plus passionnant. Chaque épisode donne envie de voir la suite, et aucun d'entre eux n'est plus faible que le précédent.
Annulée à la fin de cette saison, la série fait déjà partie des références incontournables du genre.
Tout comme Twin Peaks, qui arrive enfin en DVD, et qui par conséquent à l'honneur d'être ma série en DVD de l'année. Il y a bien longtemps, du temps de la LTE je regrettais l'absence de DVD regroupant l'intégrale de cette série. Tout vient à point à qui sait attendre, et en trois coffrets bien remplis, Twin Peaks nous arrive enfin. L'occasion de voir, revoir cette oeuvre originale, envoutante, mystérieuse, et jusqu'à présent, jamais égalée. Les longues soirées d'hiver seront moins monotones.
jeudi 27 décembre 2007
Bilan #2: Per Peur Tcher Tou Tchou Tchié
Et l'homme de l'année est...
Nicolas Sarkozy. Non je déconne. Même si notre très cher, à plus d'un titre, Hyperprésident, à occupé tout l'espace médiatique avant et depuis son élection, il ne mérite pas le moins du monde ce titre, en tout cas pas ici.
D'ailleurs, il n'est pas encore temps de décerner le titre de l'homme de l'année, mais celui de l'émission de télé de l'année.
C'est le petit journal de Canal + qui est l'émission de l'année, ne serait-ce que parce que c'est grâce à lui que j'ai découvert cette vidéo du bafouillage présidentiel face aux pêcheurs. Si cela ne suffisait pas, chaque soir, ses 10 minutes sont un vrai moment de bonheur et d'impertinence pertinente dans un océan de consensus mou. Poil à gratter des politiques, micro et caméra toujours à l'affut, tournant quand les autres se détournent, traquant le petit détail qui sort du plan médiatique huilé, le mot, le geste qui rendent fou les conseillers en com', Yann Barthés et toute son équipe font un travail de salubrité publique.
Mais alors, cette année, il me faut récompenser l'émission de l'année qui n'est plus à l'antenne
Après une longue délibération, des débats houleux, des crêpages de chignons, le titre est attribué à : Arret sur Images.
Comme je l'ai déjà dit par ailleurs, bien que je regardais chaque semaine ce programme, il m'arrivait de ne pas être en accord avec tout ce qui s'y disait , et elle avait tendance à m'énerver (comme c'est toujours le cas avec les chroniques du site internet). Mais justement, à une époque où les programmes télés sont construits, formatés pour ne déplaire à personne, et donc être oublié avant même qu'ils soient terminés, une émission qui provoque des réactions, quand bien même négatives, est précieuse.
Allez juste pour le plaisir....
mercredi 26 décembre 2007
Petite addition
septembre 2006: 5
octobre 2006: 5
novembre 2006: 4
décembre 2006: 1
janvier 2007: 10
février 2007: 5
mars 2007: 4
avril 2007: 5
mai 2007: 8
juin 2007: 7
juillet 2007: 7
aout 2007: 6
septembre 2007: 7
octobre 2007: 12
novembre 2007: 7
décembre 2007: 6
et avec ce message le total est de
mardi 25 décembre 2007
lundi 24 décembre 2007
Mais c'est aussi l'heure des bilans....
Et voilà, nous sommes déjà dans la dernière ligne droite d'une année bien remplie. Riche en évènements de toute sorte. Comme toujours à pareille époque, un petit coup d'oeil, plus ou moins nostalgique, dans le rétroviseur s'impose.
Que retenir de cette année ? Que mettre en avant ? Qui aura l'insigne honneur d'être mon homme de l'année, ma femme de l'année, mon film de l'année...?
Les réponses à toutes ces questions capitales, dès à présent, et pendant toute la semaine.
Donc, pour commencer, mon pays de l'année.
Ce n'est pas bien original si je vous dis que c'est le Groland, déjà plusieurs fois mis à l'honneur en ces lieux, qui reçoit cette année cette récompense. Certes c'est un pays imaginaire, mais c'est celui où, malgré tout, j'aimerais vivre. Malgré la forte proportion de vieux, d'alcooliques, de dégénérés en tout genre. Malgré le fait que le président soit élu à vie par un seul électeur, lui-même. Accueillant et lâche, le Groland est le dernier lieu de résistance contre le politiquement correct, les biens pensants, la médiocrité ambiante, le consensus médiatique. Un seul mot d'ordre en 2007, comme en 2008: Viendez au Groland.
mercredi 19 décembre 2007
Merci Rémi...
... de m'avoir fait découvrir Cat Power.
Comme je suis partageur, pour ceux qui comme moi il y a quelques jours ne connaissent pas cette chanteuse, une petite vidéo.
jeudi 13 décembre 2007
Greatest you can find
J'aime beaucoup Keren Ann. Elle fait partie des artistes que je peux écouter en boucle sans jamais m'en lasser, surtout quand elle chante en anglais. Et en plus dans cette vidéo elle est toute mimi.
mercredi 5 décembre 2007
Oui maman
Vous vous souvenez quand votre maman vous disait de ne pas mettre vos doigts dans votre nez, de mettre votre main devant la bouche quand vous tousse, de dire bonjour à la dame, bref quand elle jouait son rôle de mère. Et bien aujourd'hui votre maman n'aurait plus de travail puisque l'État se charge de la remplacer. Depuis déjà quelque temps, les publicités pour les produits alimentaires sont obligé d'indiquer qu'il faut faire attention à ce que l'on mange, et maintenant la télé nous dit qu'il faut se laver les mains, mettre la main devant sa bouche quand on tousse....
Même si c'est vrai, et que c'est un excellent moyen de ralentir la propagation des maladies, a-t-on besoin, qu'encore une fois, on nous prenne par la main, et que l'on nous dise ce qu'il faut faire, ne pas faire, comment le faire, où le faire. Assez de cette infantilisation de la société, assez de cette façon de nous regarder de haut, et de nous prendre pour au mieux des enfants, au pire des idiots irresponsables.
Cher passant
C’est l’histoire d’une photo. Volée sur le blog de François Simon, critique gastronomique. Volée d’abord, bien sûr, à cause des jambes de cette femme, cachée sous la table. Jambes interminables, splendides qui attirent l’oeil magnétisent le regard. Elles sont à elles seules un hommage à la plus belle réplique de François Truffaut (tiens un autre François) « Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie. » Et l’on pourrait se contenter de cette vision. Rester accroché à cette perfection. Mais, le regard glisse, peut-il faire autrement, le long de ces jambes. Il tombe sur ce livre tenu à l’envers. Difficile de lire le titre. Il traite des bistrots visiblement. Puis il y a l’assiette, la cocotte, les petites carottes, les pommes de terre, et..., et puis quoi encore. Je ne sais pas, je ne reconnais pas. Quoi qu’il en soit, ça donne envie. Envie de partager le repas avec cette paire de jambes, et leur propriétaire, qui se refuse à notre regard.
Et puis, au second plan, il y a cet homme qui passe, un casque de moto sur la tête. Son regard lui aussi a été attiré par ses deux pieds qui dépassent, incongrus au dessus de la banquette. Il a dû voir le photographe, juste au moment où il prenait le cliché. Le passant est devenu un acteur involontaire de cette photo. Celui qui me la rend encore plus attachante. Parce que lui a dû voir la jeune femme, une fois le cliché pris, lorsqu’elle est remontée, qu’elle s’est remise à l’endroit. Lui, par le plus grand des hasards, parce qu’il passait là, entre deux courses, avant ou après son boulot, a vu ce que nous ne verrons pas. Lui, simple figurant, rend cette photo encore plus belle.
mercredi 28 novembre 2007
Suck my Geek
Ils sont étranges, bizarres, un peu allumés. Ils ont vu 10 fois Le Seigneur des Anneaux, après l'avoir lu autant de fois. Ils font la queue devant les cinémas pour la sortie des nouveaux Star Wars. Ils sont de plus en plus nombreux. Ils sont en train de prendre le pouvoir. Et si je suis honnête, je dois reconnaître que je suis un peu l'un des leurs. Oui, j'ai sur une étagère tous les DVD de toutes les séries Star Trek, ainsi que les 10 films en édition spéciale. Oui j'ai acheté toutes les différentes éditions DVD de Star Wars. Oui j'ai le Seigneur des Anneaux en édition collector, et j'ai regardé les films, ainsi que tous les suppléments au moins 5 fois. Bon je n'ai jamais fait la queue devant un cinéma pendant des heures, je n'ai pas une collection de comics (mais ma collection de DVD de série vaut le détour), disons que je ne suis pas un extrémiste, mais je fais partie de cette tribu spéciale, décalée, et qui à l'immense qualité de garder une part d'enfance, une capacité d'émerveillement, et un imaginaire débordant. Aujourd'hui les geeks investissent les séries en tant que personnages principaux. Aujourd'hui des geeks ont des films comme Sam Raimi, Peter Jackson, Guillermo Del Toro, ou Kevin Smith. Aujourd'hui un doc est consacré à cette famille, et sera diffusé sur Canal dès le 30 novembre.
Geek de tous les pays, unissons-nous, et réjouissons-nous !
mercredi 21 novembre 2007
Café du commerce
C'est une sorte de faille spatio-temporelle. Un monde à part. Une enclave télévisuelle hors du temps. Un moment coincé dans une France depuis longtemps disparue, et qui d'ailleurs, n'a sans doute jamais existé.
Ce petit coin c'est le journal de 13h de TF1, présenté par Jean-Pierre Pernaut. Dans ce journal, qui est tout sauf un journal, le monde n'existe pas, ou si peu. Dans ce journal, seules ont droit au chapitre les traditions de notre beau pays. C'est le dernier endroit où l'on parle des savetiers, des rémouleurs, et de tout ces autres magnifiques métiers, qui sont en voie d'extinction à cause du progrès, des technocrates et des gouvernements socialo-communistes qui ont conduit la France au bord de la faillite. Parce que l'autre particularité de ce pseudo-journal, c'est d'être la voix d'une certaine France. Celle incarnée aujourd'hui par le Superprésident Sarkozy, celle qui trouve que les fonctionnaires sont des fainéants, que Bruxelles et l'Europe nous étranglent avec ses règles, que l'on paye trop d'impôts, et qu'ils sont mal utilisés, que les cheminots sont des privilégiés, et qu'ils empêchent les bons Français de travailler quand ils font grève....
Bref, ce journal, qui n'en a que le nom, est une plongée dans le populisme le plus absolu, le réactionnaire consommé et assumé, et la France moisie, rassie, nauséabonde.
Le pire, ce qui fait peur, c'est que c'est le programme le plus regardé en France, à cette heure là. Le pire, c'est que ceux qui regardent pensent avoir une information de qualité,
lundi 19 novembre 2007
Bric à Brac
Privilèges
Les cheminots en grèves seraient donc des privilégiés à entendre les journalistes, et J-P Pernaut en tête de cortège. C'est sûr que comparée aux patrons du CAC 40 qui selon Mme Parisot, président du MEDEF, ne gagne pas trop, et dont les stock options ne sont toujours pas taxées, comparés au président qui s'est augmenté de 206%, comparés aux bénéficiaires du bouclier fiscal qui ont reçu de gros chèques, dont ils n'avaient pas vraiment besoin. Alors oui, les cheminots sont des privilégiés, de gros, d'énormes privilégiés, qui se nourrissent honteusement sur le dos de l'État.
Otages
De plus, pour aggraver leur cas, voilà qu'ils prennent la France en Otage depuis presque une semaine. Pauvres usagés qui se retrouvent dans la même situation qu'Ingrid Bétancourt otages des FARC depuis... trop longtemps. Pauvres usagers qui comprennent ce qu'a vécu Florence Aubenas otage tout aussi médiatique. Pauvres usagers dont le sort est si proche de celui de Mme Aung San Suu Kyi en résidence surveillée en Birmanie. Pauvres usagers.
Versaillais
« Usagers en colères, y en a marre de la galère » fut le mot d'ordre des « hordes » de contre grévistes dimanche. Marre d'être pris en otages, marre des fainéants qui bloquent tout un pays, marre des privilégiés, mais surtout marre de ce pays fasciste de gauche, marre des grands médias (TF1, France 2 et Europe 1) à la botte du parti socialiste. C'est Jean-Pierre Pernaut qui va avoir un choc d'apprendre qu'il fait partie de la gauche socialo-communiste.
Brioche
Mais puisque les transports en commun sont confisqués aux usagers, ils n'ont plus qu'à prendre leur vélo. Et ainsi suivre le conseil avisé de Mme Lagarde, ministre de l'Économie, qui y voit un bon moyen de se prémunir contre les hausses du prix de l'essence. Hausses qui n'ont rien à voir avec les bénéfices records du groupe Total. En son temps Marie-Antoinette conseillait au peuple qui n'avait pas de pain de manger de la brioche....
Charlie
Mais où est Nicolas ? Notre Hyperprésident a disparu des écrans depuis... depuis le début de la grève. Lui qui était prêt à en découdre physiquement avec les pêcheurs, ne s’est pas allé voir les cheminots. Il ne faut sans doute pas y voir de la peur, mais de la sagesse, l'envie de prendre de la hauteur. L'envie de laisser les autres, mais pas son 1er ministre, mettre les mains dans le cambouis. Il est fort notre Président.
lundi 12 novembre 2007
Les Robins des Bois sont des cons*
L'hiver s'installe, le froid arrive, et si la période de Noël pointe le bout de son nez, synonyme pour votre serviteur d'euphorie permanente, en novembre pour chasser le cafard qui s'installe j'ai besoin de rire. Si notre cher président m'a permis de me payer une bonne tranche de rigolade avec son bafouillage face aux pêcheurs (voir la vidéo en haut de page), c'est vers les professionnels du rire que je me tourne pour avoir ma dose de tétanisation zygomatique.
Après avoir enfin vu Knocked Up, le dernier Judd Apatow, merci les DVD, et avoir passé deux heures de quasi félicitées, après avoir fini le DVD anniversaire de Groland, en prenant bien soin de le regarder par petit bout pour ne pas inquiéter mes voisins, et éviter de rester prostré de rire sur le sol, après avoir vu deux fois les deux épisodes de 52' de Kaamelott, je me suis tourné vers mes archives du rire, et j'ai ressorti les DVD des Robins des Bois. Non pas les films avec Eroll Flynn ou Kevin Costner, mais les sketches de la bande d'allumé qui sévit sur Comédie puis sur Canal il y a quelques années, et que tout le monde semble avoir oubliés.
Les Robins des Bois, Pierre-François Martin-Laval, Jean-Paul Rouve, Marina Foïs, Maurice Barthélemy, Élise Larnicol, et Pascal Vincent, ont débuté sur les planches avec la pièce Robin des Bois, d'à peu près Alexandre Dumas. Spectacle un peu foutraque, fait de bric et de broc, hilarant, et devenu culte pour certain. Dont Dominique Farrugia, l'ex-nul, qui les engagea pour faire les cons sur la chaine Comédie qu'il venait de créer. Là, chaque soir, en direct, ils proposaient 4 sketchs, absurdes, délirants, caca-pipi, sans chute, et au final à se pisser de rire dessus. Quelques personnages cultes sortirent de ces sketchs, Pouf le cascadeur, M. Marcadé, Sophie Pétoncule, Oudin le Magicien...
Preuve de leur talent, ou de l'inconscience d'Alain de Greff, directeur des programmes de Canal, ils passèrent sur la chaîne cryptée, pour y officier en clair dans Nulle Part Ailleurs, reprenant certains de leurs classiques, avant d'inventer L'instant Norvégien, et de se lancer dans un feuilleton en costume et en direct, La Cape et L'Épée, un feuilleton avec des capes et des épées.
Aujourd'hui, après une expérience commune au cinéma, RRRrrrr!, qui ne connut pas grand succès, mais qui devint culte pour les 12 personnes à l'avoir vu, la bande s'est séparée. Jean-Paul Rouve et Marina Foïs tournent beaucoup, Maurice Barthélemy a réalisé deux films (le sympathique Casablanca Driver et Papa), Pef un (le très mignon Essaye Moi), Pascal Vincent fait la pub pour le 118 218 (c'est sur y a mieux) et plus personne ne sait où est Élise Larnicol.
Il nous reste des souvenirs et des DVD, pour passer les premières longues soirées d'automne, tristes à mourir. Autant mourir de rire.
* ceci n'est pas une insulte à l'encontre du groupe d'action humoristique connu sous le nom de Les Robins des Bois, mais le titre de leur premier best-of en vidéo.
mardi 6 novembre 2007
15 poils au cul
Je sais que c'est un peu, juste un peu, vulgaire comme titre, mais l'exemple vient d'en haut, ou d'en bas, ou d'à côté, ou de l'autre côté, enfin elle ne vient pas de moi, mais d'un petit pays, accueillant et lâche, le Groland. Le seul pays à avoir des frontières avec tous les autres. Un havre de paix, où il fait bon vivre, si l'on est vieux et/ou alcoolique. Un pays qui fête cette année ses 15 ans. Plus exactement les 15 ans d'exposition médiatique sur la chaîne Canal Plus.
Pour fêter dignement cet événement, outre une soirée spéciale diffusée hier (et rediffusés pendant plus semaines, c'est chouette), un DVd revient sur ces 15 années en fouillant dans les archives des différentes émissions à la gloire de ce petit pays premier exportateur d'alcool de pneu. Rien que pour revoir le vieux qui sort ses poubelles avec les couilles dans du papier alu, ça vaut le coup. En plus de ces quelques secondes de bonheur, il y a 3h de pur délire. Et ça fait du bien.
Exemples d'artistes grolandais typique.
Salut, et BANZAI
jeudi 1 novembre 2007
Jour des Morts
Avant j'allais dans les cimetières. Pas tous. Ceux dans lesquels j'avais des tombes à fleurir. Enfin, je n'ai jamais vraiment fleuri les tombes lors de mes visites. Je ne comprends pas pourquoi on porte des fleurs sur les tombes. C'est joli sur le coup, mais les fleurs fanent et après il reste de bouquets moches, des fleurs tristes, des feuilles jaunies. Déjà qu'un cimetière ce n'est pas gai, mais si en plus ils sont remplis de fleurs fanées... Donc je ne fleurissais pas les tombes que je visitais, je me contentais de laisser un caillou sur un coin de la pierre tombale. J'avais vu ça dans un film, et j'avais trouvé ça touchant, alors je faisais pareil.
C'était avant. Maintenant je ne vais plus dans les cimetières, même ceux où des tombes portent des noms que je connais; Ce n'est pas une décision prise comme ça, un jour en me levant. Je ne me suis jamais dit: "Je n'irais plus dans les cimetières". C'est venu petit à petit. Je n'éprouvais plus le besoin d'aller voir les tombes de mes chers disparus. Je pensais toujours à eux, mais plus de la même façon, et aller les visiter ne m'était plus indispensable.
Avant j'allais dans les cimetières, mais jamais le 1er novembre, comme tout le monde. D'abord parce que le 1er c'est la Toussaint, et pas le jour des Morts. Et puis parce que je n'aime pas la foule. Où que ce soit. Surtout dans un cimetière. C'est un endroit qui plus que les autres ne supporte pas la foule. J'évitais les chrysanthèmes, et le recueillement forcé au-dessus des caveaux.
Aujourd'hui, pas plus qu'avant, je n'irais pas porter un pot de la marguerite des morts sur les tombes des disparus qui me sont chers. Cela ne vaut pas dire que je pense pas à eux. Bien au contraire. Et ce n'est pas une fleur toute moche qui va changer ça.