Depuis que j'ai découvert Philippe Caubère, depuis que j'ai découvert Le Roman d'un Acteur, depuis Les enfants du Soleil, j'attendais ce DVD. Bon d'accord, au début j'attendais que les films sortent en salle, puis qu'il soit édité en VHS, et depuis quelques années depuis les premiers titres en DVD, j'attendais d'avoir enfin l'intégrale du Roman et pouvoir, pendant des vacances, me faire les 11 films d'affilée. Suivre pendant plus de trente heures les aventures de Ferdinand Faure sur ma télé, après les avoir débuté sur grand écran.
Et voilà, après ces longues années d'attente, après avoir douté de voir enfin ce jour, arrive le dernier coffret, les trois derniers spectacles, les trois derniers films. La Belgique 2, soit Le Champ de Betteraves, Le Voyage en Italie et Le Bout de la Nuit, est enfin disponible.
Si vous n'avez jamais vu un seul spectacle de Caubère, si vous ne connaissait pas son immense talent (surtout oubliez, si vous l'avez vue, sa « performance » dans Truand) demandez les premiers spectacles en DVD, et plongez-vous dans ce Roman scénique. Je suis prêt à parier que vous ne demanderez qu'à allez jusqu'au bout, jusqu'à la fin de cette aventure, et une fois ce chemin parcouru, vous demanderez plus, toujours plus, que les autres spectacles sortent aussi en DVD, que tout Caubère puisse être vu, pas seulement dans les salles de théâtre, mais par un public plus large. Il le mérite.
mercredi 26 septembre 2007
Enfin...
dimanche 23 septembre 2007
lundi 17 septembre 2007
CFC #8
On ne va pas dire que l'on n'était pas prévenu. Pendant sa campagne électorale, le candidat Sarkozy avait déjà parlé, soulevant des protestations de toute part, enfin sauf dans son camp, de la création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale (se défendant de son audace en déclarant que tous les autres pays européens possédaient un tel ministère, soulevant une nouvelle fois une contre-vérité, qui suscita peu de réactions dans la presse, mais c'est une autre histoire).
Donc Brice Hortefeux, ministre en charge de l'immigration, l'identité nationale et l'intégration, a rappelé à l'ordre les préfets, après s'être lui-même fait remonter les bretelles par le Président, parce qu'il manquait 25000 expulsés dans les comptes de 2007. Hortefeux a demandé à ses préfets de faire du chiffre. L'immigré en situation irrégulière n'est plus un individu à part entière, mais un chiffre, une ligne dans un bilan, une statistique ministérielle. C'est sûr que ça fait moins choquant de parler de chiffres plutôt que d'être humain, de familles, d'hommes, de femmes, d'enfants (comme le petit Ivan qui s'est défenestré).
Si cela ne suffisait pas, le député Mariani a décidé de proposer un amendement à la loi sur l'immigration qui doit être présenté au parlement, cet amendement viserait à demander des tests ADN lors des procédures de rapprochement familial. Je n'ose imaginer qu'elle sera la prochaine étape.
À bientôt pour des nouvelles du front de la connerie, un front où nul n'est à l'abri, ni vous, ni moi
Bee Seing You
Cette année Le Prisonnier à 40 ans. La mère de toute les séries cultes, les vraies, pas celles que nous vend la presse télé, pas les série à la mode qui ne seront rien dans 5 ans, alors dans 40 ans... Pour beaucoup, dont je suis, Le Prisonnier est un monument de la fiction télé, une oeuvre majeure, qui 40 ans après a garder toute sa force, son originalité, sa pertinence. Elle fait partie des séries qui m'ont fait aimer le genre, des séries que je ne me lasse pas de revoir, des séries essentielle dans l'histoire de la télé.
Pour fêter cet anniversaire, un autre grand amateur de série, Martin Winckler, sort un nouveau livre: Le Numéro 7 qui prend comme décor le village de Portmeirion, le lieu de tournage de la série, au moment où les fans de la série se réunissent pour célébrer les 40 ans de l'oeuvre de Patrick McGoohan. Thriller dans l'univers pharmaceutique, hommage à la série culte (et à d'autres que les amateurs reconnaitrons), mise en abîme des thèmes de ladite série, Le numéro 7, est tout cela. Pour les fans et les autres c'est avant tout un vrai roman populaire (dans le plus beau sens du terme), d'aventure, et aussi politique.
jeudi 13 septembre 2007
Ils reviennent...
...enfin presque
Bon d'accord Daniel Schneidermann et ses copains se la jouent un peu parano en page d'accueil (vous imaginez Drucker, Toussaint et Ardisson se liguant pour tuer Arret sur image), mais quand on voit comment la presse et les médias ferment les yeux, et répandent la bonne parole du président, c'est bon de retrouver un regard critique, un autre son de cloche, de vrais journalistes.
samedi 8 septembre 2007
Ovale, oh désespoir
En 1998 je me foutais de la coupe du monde de football. Il n'y a pas de raison que je ne me foute pas de l'actuelle coupe du monde de rugby. Ce n'est pourtant pas facile d'échapper à l'événement sportif de cet automne. Pas seulement parce que j'habite à côté d'un des stades qui va accueillir 4 matches. Il est partout le ballon ovale, télé, radio, presse, pub, dans la rue, partout je vous dis. Le pire c'est qu'il est quasi impossible de dire que l'on ne va pas regarder les matches sans devenir un dangereux terroriste anti-français. Si seulement ce n'était que pour le rugby, et pour un mois et demi. Je ne regarde jamais aucun sport à la télé, je ne lis pas les pages sportives des journaux, je ne sais rien d'aucun sport, quel qu'il soit. Et ça me vaut d'être ostracisé tant il n'est pas permis de ne pas aimer le sport de nos jours, et surtout de ne pas vibrer à l'unisson devant les exploits de l'équipe nationale. N'en déplaise aux supporters je n'ai pas regardé le premier match de cette coupe du monde de rugby, tout comme le soir de la finale de 1998 je regardais un DVD. Pendant cette compétition je vais regarder Twin Peaks, enfin en DVD, et d'autres séries. Même si je les ai déjà vues, plusieurs fois pour certaines, je prendrais plus de plaisir que devant des brutes se battre pour un ballon ovale.
mercredi 5 septembre 2007
Je suis malade
Sicko, le nouveau film de Michael Moore est assuré de faire à nouveau un succès en France. D'une part parce que nous gardons un esprit antiaméricain très fort, même si notre président voudrait se rapprocher de Georges Walker Bush, et d'autre part parce que Moore donne du système de santé français une image plus que flatteuse.
Il est vrai que comme d'habitude Moore réussi son coup, brosser un portrait effarant du système de santé US au travers de témoignages et exemples édifiants, de comparaisons peu flatteuses et un solide sens de l'humour. Mais utiliser les larmes des "victimes" des assurances de santé, si l'on ne peut pas remettre en cause leur sincérité, dans leur accumulation n'offrent pas une vraie réflexion, mais sont un recours à l'émotion facile, tout le monde le sait comparaison n'est pas raison, et Moore en visitant le Canada, l'Angleterre et la France évite de pointer du doigt les défauts des systèmes de santé (pas un mot par exemple du "trou" de la sécu, des difficultés des bénéficiaires de la CMU (couverture médicale universelle ) pour trouver un médecin. Que dire aussi de la dernière partie du film, où les "héros du 11 septembre" vont se faire soigner à Cuba, par de gentils médecins, et pour 0$, alors que les États-Unis les laissent mourir ? Moore évite de parler de la situation politique de Cuba, de l'état de pauvreté de la population, des conditions déplorables pour la liberté d'expression. Il ne ressort de ces séquences que l'idée que Cuba est un paradis sur Terre pour les malades, les infirmes, les indigents.
Sicko, comme les autres "documentaires" de Moore, pèche par son manque de rigueur, son recours au rire et à l'émotion pour mettre le spectateur dans sa poche, et une vision simpliste de la politique. Pour autant Moore, dans une Amérique conservatrice peut encore s'exprimer, critiquer, gratter là où ça fait mal, faire peur aux puissants, politiques ou financiers. En ce moment en France ce genre de trublion manque, la presse dans sa quasi-totalité n'a d'yeux que pour Notre Président, son action, sa parole, et peu de voix se font entendre pour apporter, sinon une critique, du moins un autre son de cloche, rien que pour cela Sicko fait du bien. Par les temps qui courent ce n'est pas du luxe.
dimanche 26 août 2007
CFC #7
C'est fou comme le front de la connerie avance ces derniers temps. Ou bien est-ce moi qui fais plus attention ?
Quoi qu'il en soit, samedi dernier, en plein été, voilà que les SDF refont parler d'eux. Non les Don Quichotte n'ont pas investi les quais de la Seine (au fait que sont-elles devenues ces jolies tentes qui avaient fleuris en décembre dernier). En général, quand les sans-abris font la une des journaux au mois d'août, ce n'est pas pour nous alerter sur les conditions de vie des laissés pour compte, c'est qu'un maire à eu une bonne idée pour rendre les rues de sa ville plus accueillantes. Pas pour les dits SDF, mais pour les touristes.
Cette fois-ci c'est le premier magistrat de la bonne ville d'Argenteuil qui s'est dit que son centre-ville serait sans doute plus joli s'il n'y traînait plus ces bandes de sans-abris disgracieuses. Comment faire pour faire partir cette chienlit ? Là dans son cerveau d'élite nait une idée magnifique : utiliser un répulsif. Comme pour les animaux. Une bonne dose de "Malodore" dans les lieux de "villégiature" des SDF, et ces derniers indisposés par l'odeur iront planter leur campement plus loin, de préférence hors de vue des bons citoyens d'Argenteuil. Pour le moment les services municipaux chargés de répandre le répulsif ont refusé de s'acquitter de la tâche confiée par la maire. Pour combien de temps ?
À bientôt pour des nouvelles du front de la connerie, un front où nul n'est à l'abri, ni vous, ni moi
mercredi 22 août 2007
CFC #6
Le culte à notre überprésident continue dans les pages de Paris-Match. Pas question de nuire à l'image du président jeune et sportif, à athlétique et énergique. Déjà coupable d'une indélicatesse il y a quelques années en publiant la photo de Cécilia avec son ami du moment, qui avait coûté sa place au directeur de la rédaction de l'époque, hors de question de laisser passer dans ses pages de bourrelets disgracieux sur le corps d'Apollon de notre leader charismatique. Hop un petit coup de Photoshop et revoilà notre bien beau Nicolas.
Dans quelques années, ils pourront lui ôter ses rides, ses cheveux blancs, et autres tracent du temps qui passe qui ne peuvent pas marquer un être exceptionnel comme lui.
À bientôt pour des nouvelles du front de la connerie, un front où nul n'est à l'abri, ni vous, ni moi
Linus, forever
Avant l'été, ej me suis fait un cadeau, le troisième tome de l'intégrale des Peanuts de Charles Shulz, couvrant les années 55 et 56. C'est au cours de ces deux années que la bande des Peanuts accueille mon personnage préféré de la bande: Linus. Si le petit frère le Lucy, l'enquiquineuse préféré de Charlie Brown, apparaît pour la première fois dans le tome précédent, c'est dans celui ci qu'il commence à parler, et qu'il livre ses premières considération sur le monde. Le plus jeune membre de la bande est aussi le plus philosophe, le plus curieux, le plus touchant. Du haut de son jeune âge il porte un regard innocent sur le monde, encore émerveillé, mais déjà mature. Il mêle une naïveté à une forme de gravité. Comme tout les autres membres des Peanuts, dans un univers où les adultes sont absent, il est obligé de grandir plus vite qu'un enfant normal. Il développe des talents qui rendent jaloux Charlie Brown (pour les bonhommes de neiges, les châteaux de sable et les puzzle) mais à besoin de sa couverture pour se sentir en sécurité, et plus tard il ne croira pas au Père Noël mais attendra à chaque Hallowenn la Grande Citrouille.
Bref, rien que pour assister aux vrai début de ce personnage, le troisième tome est indispensable. En attendant le quatrième et les suivants
CFC #5
Je ne prétends pas sortir un scoop, je ne suis pas certain que ce soit une histoire vraie, si ce n'est pas le cas je ne sais pas si c'est mieux tant cela sonne juste. Je suis sûr que cette histoire a déjà dû faire plusieurs fois le tour du monde, mais quand je l'ai lu dans Une Vie Française de Jean-Paul Dubois, j'ai éclaté de rire, et je ne résiste pas à l'envie de l'inscrire dans les Chroniques du Front de la Connerie.
TRANSCRIPTION D'UNE COMMUNICATION RADIO ENTRE UN BATEAU DE LA US NAVY ET LES AUTORITÉS CANADIENNES AU LARGE DE TERRE-NEUVE.
Américains : Veuillez dévier votre route de 15° nord pour éviter une collision. À vous.
Canadiens : Veuillez plutôt dévier votre route de 15° sud pour éviter une collision. À vous.
Américains : Ici le capitaine d'un navire des forces navales américaines. Je répète : veuillez modifier votre course. À vous.
Canadiens : Non, veuillez, VOUS, dévier votre course, je vous prie. À vous.
Américains : ICI C'EST UN PORTE-AVION USS LINCOLN, LE SECOND NAVIRE EN IMPORTANCE DE LA FLOTTE NAVALE DES ÉTATS-UNIS D'AMERIQUE. NOUS SOMMES ACCOMPAGNÉS PAR TROIS DES DESTROYERS, TROIS CROISEURS ET UN NOMBRE IMPORTANT DE NAVIRES D'ESCORTE. JE VOUS DEMANDE DE DÉVIER VOTRE ROUTE DE 15° NORD OU DES MESURES CONTRAIGNANTES VONT ÊTRE PRISES POUR ASSURER LA SÉCURITÉ DE NOTRE NAVIRE. À vous.
Canadiens : Ici c'est un phare. À vous.
Américains : Silence.
A bientôt pour des nouvelles du front de la connerie, un front où nul n'est à l'abris, ni vous, ni moi
lundi 20 août 2007
Sale temps
L'été fini comme il avait débuté, sous la pluie. Ça sent la rentrée des classes et les feuilles mortes, la cueillette des champignons et les confitures, bref c'est un sale temps. Alors puisque je ne peux pas aller faire un tour au parc du coin, ou m'épuiser dans quelques ballades en vélo, autant faire un point sur mes sorties cinéma, et autant voir prévenir, je ne chôme pas.
Au mois de juillet, je vous avais recommandé, sans les avoir vus, Les Simpsons, le film et Ratatouille. Ces deux films d'animation remplissent leur contrat. Homer et sa bande nous donnent un épisode boosté pour le grand écran qui n'est pas boursoufflé et qui tient la route pendant 1 h 30 (et vous colle une chanson maudite dans le coin du cervelet, Spider-Pig). Les petits gars de Pixar, sous la houlette de Brad Bird, déjà responsable de la seule adaptation valable des 4 fantastique, Les Indestructibles, nous font faire une balade dans un Paris de carte postale, très kitsch, mais oh combien plaisant.
Si vous n'êtes pas très dessin animé, et que vous préférez les films de zombies, deux films à votre disposition. Fido, petite comédie inoffensive, mais très plaisante, sorte de petite soeur très sage de Shaun of The Dead. Moins délirante, moins drôle, mais qui réserve quelques bons moments.
Après Tarentino, c'est Roberto Rodriguez qui nous livre son film Grindhouse, Planète Terreurune variation sur le film de zombie, plus fun que l'opus de son pote, mais moins riche aussi. Un film plein d'explosion, de bimbo, et de gros flingues. Sans prétention, bien dans l'esprit des séries B (avec cependant un budget largement supérieur). Un bon film d'été.
Vous préférez des films plus sérieux, j'ai aussi. Interview de Steve Buscemi. Huis clos entre un journaliste politique et une actrice de série télé. Joute verbale, affrontement psychologique, et jeu de séduction. Stimulant après avoir passé son cerveau a la moulinette avec un bon blockbuster bien bête (au choix Transformers ou Les 4 fantastiques).
Chabrol revient, et la bourgeoisie lyonnaise en prend pour son grade dans La Fille coupée en deux. Mené par un trio d'acteur très à l'aise, en-tête Magimel en fils de famille à mèche et blazer, énervant au possible, bref parfait, drame sur la jalousie et l'amour, à moins que ce soit le contraire. Un Chabrol mineur, mais un Chabrol tout de même.
Vous en voulez encore. D'accord, deux pépites, deux films qui pourraient passer inaperçus entre les grosses sorties de l'été, deux films qu'il ne faut pas sacrifier. Caramel, le quotidien d'un salon de coiffure à Beyrouth. Un film sur les femmes amoureuses, sur la vie, et la difficulté de vivre dans un pays comme le Liban. C'est léger comme une bulle, et plein de mélancolie. Ça vibre, ça vit, ça fait plaisir.
Plus près de chez nous, Le Fils de L'épicier. Un film lumineux. Un film qui ne peut que vous arracher un sourire que vous garderez longtemps, même en découvrant le temps pourri à la sortie de la salle. Chlotilde Hesme, déjà rayonnante dans Les Chansons d'Amour illumine la pellicule. L'histoire est toute simple, comme le film. Il ne se veut pas une thèse sur la désertification des campagnes, ou sur la beauté de la nature par rapport à la froideur de la ville. Juste un petit film, juste et touchant.
lundi 6 août 2007
... et un jour
Tous les ans c'est la même histoire, je reviens de vacances avec un an de plus que quand j'étais parti. Cette année n'a pas dérogé à la règle. j'étais parti avec 33 ans au compteur, je rentre en ayant franchi les 34. Je ne me plains pas du temps qui passe. je dois reconnaître que je me sens mieux dans la trentaine que je n'étais dans la vingtaine. Je ne chante pas comme Aznavour Hier encore j'avais 20 ans avec des regrets dans la voix. J'aime plutôt ce que je suis aujourd'hui. Et je vis chaque passage à l'âge supérieur avec philosophie.
Quand j'ai eu 30 ans, ça ne m'a rien fait, tout le monde me disais que c'était un cap important, pourtant je n'ai pas vu de différence.
Quand j'ai eu 31 ans, ça m'a fait drôle, je me sentais vraiment rentrer dans la catégorie des petits trentenaires, mais ça n'a pas duré longtemps.
Quand j'ai eu 32 ans, pour la première fois je me suis senti adulte, plus mur dans ma tête, même si je continuais à jouer aux jeux vidéo sur ma GameBoy
Quand j'ai eu 33 ans, je me suis un peu méfié, c'était l'âge du Christ en croix, mais je n'ai rien d'un nouveau Messie, alors j'ai continué à avancer tranquillement.
Maintenant que j'ai 34 ans, je me sens un peu plus vieux, certes, mais c'est le lot de tout le monde, et pourquoi se prendre la tête avec quelque chose d'inévitable.
Allez, encore une fois Happy Birthday to me.
mercredi 25 juillet 2007
CFC#4
Si vous n'êtes pas totalement déconnectés de l'actualité en cette période estivale (en même temps ce n'est pas la chaleur qui nous ramolli le cerveau) vous savez sans doute que l'Assemblée Nationale en session extraordinaire examine en ce moment les premières mesures du gouvernement Sarkozy, dont celle sur le service minimum dans les services publics. Le contenu de ce projet de loi a déjà été commenté un peu partout dans le presse (généralement pour en dire grand bien) et je ne reviendrais pas dessus.
Cependant il y a une disposition de la loi à venir qui prête à rire. En ces temps peu réjouissant autant en profiter. Les employés qui souhaiteront faire grève devront se signaler 48h à l'avance auprès le leur direction, ceci pour permettre de mettre en place le remplacement des grévistes, et le service minimum donc. Rien de bien hilarant jusque là, si ce n'est que si le gréviste change d'avis et décide de venir travailler, il sera sanctionné.
Comme quoi cette loi n'est pas du tout destiné à remettre en cause le droit de grève, puisque les employés pourraient être puni pour n'avoir pas fait grève.
A bientôt pour des nouvelles du front de la connerie, un front où nul n'est à l'abris, ni vous, ni moi
mardi 24 juillet 2007
2 sur 4
Il y a quelques semaines, je vous donnais 4 idées cinéma pour cette période estivale. Je vous promettais de vous donner mon avis sur ces films une fois que je les aurais vu. A ce jour j'en ai vu la moitié, et je vais donc vous dire ce que je pense de ces deux.
Commençons par Harry Potter. Je ne suis pas fan du sorcier anglais. Je n'ai jamais lu un seul des livres de la multimillionnaire J. K Rowland ( je n'ai pas fini de lire Proust, et d'ailleurs je n'ai pas commencé). J'ai vu les deux premiers opus cinématographiques en salle, contre mon gré, et je me suis bien fait chier. Puis j'ai vu les épisodes 3 et 4 en DVD, par une longue après-midi pluvieuse. J'ai été surpris par la tonalité des films, plus sombres, plus mature, et donc plus intéressante pour moi. C'est sans doute en grande partie dû à Alfonso Cuaron, réalisateur du troisième film. Pour autant cela ne me poussait pas à retourner en salle pour suivre pendant deux heures les aventures initiatiques du boutonneux sorcier. Mais quand j'ai découvert que les Evangélistes américains détestaient Harry Potter, que certains illuminés voulait le faire interdire, que ce soit en livre ou en film, je me suis dit que, rien que pour le plaisir de ne pas être d'accord avec ces fous de Dieu j'irais voir le cinquième film de la série. Bien sûr c'est prévisible, bien sûr sans n'a aucun intérêt cinématographique, bien sûr ce sont deux heures que j'aurais pu passer à faire autre chose (comme finir le dernier Tom Sharpe que j'ai acheté), mais il y a pire que ce film (Die Hard 4 par exemple).
C'est avec beaucoup plus d'entrain que je suis allé voir Hot Fuzz. J'avais encore en t^te le délire Shaun of the Dead, et je me préparais à une bonne partie de rigolade. De ce côté là je n'ai pas été déçu. Ce n'est pas le même angle que Shaun, qui était moins une parodie du film de zombie, qu'un hommage décalé au genre, et donc pas le même humour. Là nous avons droit à une vraie parodie du film de flics à la Bad Boys 2 §( en beaucoup mieux que la grosse bouse de Micheal Bay). Ce n'en est pas moins jouissif. Tous les clichés du genre sont passé à la moulinette, jusqu'à la grosse baston finale, climax du film, et grand moment de n'importe quoi. Hot Fuzz est la comédie de l'été. Le film à voir absolument.
P.S. Pour en savoir plus sur Simon Pegg, le responsable de Hot Fuzz, et sa bande de potes, allez faire un petit tour du côté de Le Village
dimanche 22 juillet 2007
CFC#3
Vous vous souvenez peut-être de cette histoire, survenue il y a quelques années, d'une femme se vengeant des infidélités de son mari en lui coupant le pénis. C'était déjà douloureux à entendre, mais il y a peu une Anglaise est allée un peu plus loin.
Nous sommes donc en Angleterre, et Amanda qui a rompu avec son petit ami, Geoffrey, depuis quelque temps le retrouve lors d'une soirée chez des amis. La demoiselle et son ex s'étaient quitté en bon terme, et tout se passait bien jusqu'à ce que Amanda, légèrement prise de boisson demande à son ex de renouer les liens de leur histoire amoureuse. Geoffrey est un type sympa, mais il refuse les avances de son ancienne petite amie. Cette dernière furieuse de ce voir éconduite de la sorte, dégrafe la braguette de son ci-devant amant et tirant fermement sur l'un de ses testicule l'arrache, et l'avale. Ou du moins tente de la faire, puisqu'elle s'étouffe avec la gonade.
Malheureusement les médecins n'ont pas pu rendre son testicule à Geoffrey.
A bientôt pour des nouvelles du front de la connerie, un front où nul n'est à l'abris, ni vous, ni moi
dimanche 15 juillet 2007
As Time Goes By
Il existe un certain nombre se signes qui vous font réaliser que le temps passe, et que vous vieillissez. Les anniversaires, bien sûr, et le mien approche à grands pas, les cheveux blancs (même si j'en ai pas encore), le fait que les petits bobos passent moins vite (je me suis traîné un mal de dos pendant une semaine), et réaliser que l'on a eu son bac il y a 15 ans.
J'ai réalisé ça la semaine dernière, en croisant un élève du collège dans lequel je travaille, qui venait juste de passer, et d'obtenir son bac. Nous avons discuté quelques instants, et en le quittant, non seulement j'ai pris un coup de vieux en me rendant compte que je l'ai connu quand il était en 5°, et qu'il venait de me jeter gentiment à le figure que cela fait 15 ans que j'ai eu mon bac. Comme ça, l'air de rien, en passant. 15 ans déjà. C'était en 92, Mitterrant était Président, et Sarko encore rien. Internet ne signifiait rien pour personne. Les téléphones mobiles un gadget de Star Trek. Si j'avais le malheur de dire que j'étais fan de séries, on me prenait pour un retardé mental, dans le meilleur des cas. Bref la préhistoire. Ou tout le moins le moyen-âge.
15 ans se sont envolées, comme ça, sans que je m'en rende bien compte. Et maintenant j'ai presque 34 ans, j'ai mal au dos de plus en plus souvent, je vérifie chaque matin qu'aucun cheveux blanc n'est apparu pendant la nuit, et de jeunes "cons" me font remarquer que je vieillis. A part ça tout va bien.
mercredi 11 juillet 2007
CFC#2
Cela se passe aux USA. Même si la goujaterie des hommes est très équitablement répartie tout autour de la planète, le fait que cela se passe aux States à son importance. Vous le comprendrez à la fin.
Dans un couple tout ce qu'il y a de plus ordinaire, Madame Hemstead s'en va faire les courses pendant que monsieur Hemstead reste devant la télé. Pour que son épouse ne fasse pas le déplacement pour rien, Gary, car c'est son prénom, demande à Lisa, car c'est celui de sa femme, de passer par le bureau des permis de conduire pour aller chercher faire renouveler le sien (celui de monsieur, cela va de soi). Quand Lisa revient de ses courses, Gary lui réclame son permis. Tête en l'air, Lisa à oublié de passer par le chercher. Les femmes ne sont pas digne de confiance se dit Gary, tout en se grattant le scrotum devant le match de basket. Il aurait pu en rester là, mais il a décidé de donner une bonne leçon à son épouse. Il attrape donc son calibre 22, et tire sur sa femme.
Peut-être Lisa s'est-elle dit avant de succomber, qu'elle aurait mieux fait d'oublier de rapporter le permis de port d'arme de son cher époux?
A bientôt pour des nouvelles du front de la connerie, un front où nul n'est à l'abris, ni vous, ni moi
Source: Marianne n°532
mardi 10 juillet 2007
Plein Nord
Tout le monde autour de moi sait que je suis un grand consommateur de séries. Tout ceux qui sont venus chez moi ont été impressionnés par ma collection de DVD. Mes divers articles sur la LTE, puis pour Le Village sont une référence pour mes amis. En toute logique il vient un moment où La question arrive: « Qu'elle est ta série préférée ? »
Selon les cas je réponds sérieusement ou je biaise. Quand je biaise, je dis que je n'ai pas une série, mais plusieurs séries préférées, que j'aime beaucoup trop de séries pour n'en garder qu'une. C'est en parti vrai, mais si je biaise c'est surtout parce que quand je réponds sérieusement je vois passer un voile dans les yeux de mes interlocuteurs. Quand je répond sérieusement, je réponds: "Ma série préférée c'est Northern Exposure, Bienvenue en Alaska." Et je dois être le seul en France à avoir vu cette série. ET à avoir l'intégrale en DVD.
Je viens de revoir le dernier épisode de la série, avec la même émotion que lors de le première fois. En rangeant le DVd dans sa boite, je me suis demandé pourquoi une série de cette qualité n'avait jamais trouvé son public en France. Nous nous vantons d'être un pays éclairé, qui aime la littérature, qui soutient les Arts, et une série dans laquelle on cite aussi bien Freud que Truffaut, Jung que Welles, n'arrive pas à s'imposer, il doit y avoir un problème.
On dit qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné, mais dans ce cas, j'aimerais avoir un peu de compagnie. Lisez ce que j'écrivais il y a quelques temps, et regardez les DVD. Vous ne le regretterez pas. Parole de Cicilien.
mardi 3 juillet 2007
Youpi!!!!
C'est les vacances.
L'occasion d'aller s'en mettre plein les yeux au cinéma (s'il ne fait pas beau, pour quoi rester dehors, s'il fait chaud c'est climatisé). Plein de films à voir, et quelques uns à ne pas manquer.
Deux films d'animation
Une bonne comédie
Un bon blockbuster
Rendez-vous dans quelques semaines pour mon point de vue, et après tout ce ne sera que mon avis.